Berne

24 juillet 2014 22:05; Act: 25.07.2014 03:03 Print

Le permis pour tirer les feux d'artifice refroidit les ardeurs

Depuis janvier, il faut suivre des cours coûteux pour tirer certains feux d’artifice. Ce qui dissuade les communes, à l’approche du 1er Août.

storybild

Plusieurs localités ont déjà renoncé aux shows grandioses. (Photo: Keystone)

Une faute?

La Fête nationale est l’occasion d’entendre des discours et d’admirer des spectacles pyrotechniques. Pourtant, cette année, les fusées pourraient monter moins haut et le bouquet final faire moins de bruit. Du moins dans certaines communes. En cause: un changement de législation intervenu au début de l’année.
Désormais, il faut avoir suivi des cours pour être autorisé à tirer un feu important (de catégorie 4). Le candidat doit effectuer une semaine de stage facturée 5000 fr. (permis B), réussir un examen et prouver qu’il a, par le passé, déjà tiré dix feux. Pour un spectacle simple, une journée de cours à 500 fr. suffit (permis A).

«Près de 90% de mes clients ont opté pour un spectacle pyrotechnique ne nécessitant qu’un cours de type A pour le 1er Août, confie Alain Christinet, directeur de AC-Spectacles, firme vaudoise proposant des feux d’artifice. D’autres, dont des communes, ont tout simplement choisi des tirs rudimentaires ne nécessitant aucun cours.» Il ajoute que ce sont souvent des passionnés qui procèdent aux tirs. «Les autorités n’ont pas les moyens de payer une forte somme pour des cours», constate l’entrepreneur.

Nicolas Guinand, de la société Sugyp à Grandson (VD), leader romand du secteur, ressent également une baisse des commandes, «avec à la clé un manque à gagner de 25%». Il confirme que plusieurs communes ont renoncé à des feux importants, faute de personnes formées avec un permis B.

(jbm)