Loi antiracisme

09 mai 2019 15:42; Act: 09.05.2019 16:02 Print

Le peuple devra se prononcer sur son extension

Le référendum contre la norme antiraciste qui pénalise l'homophobie, lancé par l'UDF, a abouti. La campagne de récolte des signatures avait soulevé une polémique.

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Le référendum lancé par l'UDF a formellement abouti. (Photo: Keystone)

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La Chancellerie fédérale a constaté, après vérification, que 67 494 des 70 349 signatures déposées début avril sont valables: le référendum a donc formellement abouti. L'UDF était soutenue dans sa récolte de paraphes par les Jeunes UDC et le groupe de travail Jeunesse et famille. Ils voient dans cette extension de la norme pénale antiracisme à l'orientation sexuelle une restriction disproportionnée à la liberté d'expression et de conscience. Avec la réforme de la loi, adoptée par le Parlement à la session d'hiver, la norme antiraciste sera étendue à la discrimination basée sur l'orientation sexuelle. Elle vise à protéger la communauté homosexuelle, bisexuelle, transgenre ou intersexe (LGBTI). Cette proposition est partie d'une initiative parlementaire du conseiller national Mathias Reynard (PS/VS).

Récolte controversée

La campagne de récolte des signatures avait soulevé une polémique. Selon M. Reynard, une partie des paraphes avait été obtenue en présentant le référendum «comme une récolte de signatures pour 'lutter contre l'homophobie dans l'armée'». L'UDF avait rejeté les accusations et parle de cas isolés. Elle souligne que le parti ne peut pas contrôler qui convainc les gens et avec quels arguments. Il est «impossible d'exclure que de fausses collectes soient effectuées durant une collecte de signatures», mais «les citoyens sont suffisamment adultes pour réagir en signalant les abus», avait précisé le parti.

(nxp/ats)