Diplomatie

12 janvier 2017 10:36; Act: 13.01.2017 11:55 Print

Le président chinois en visite en Suisse

Le Conseil fédéral recevra dimanche et lundi Xi Jinping à Berne pour une visite d'Etat importante pour les deux pays.

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Le président chinois Xi Jinping. (Photo: Keystone)

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Qualifiant cette visite de symbolique, Blaise Godet, président de la section romande de la Chambre de commerce Suisse-Chine et ancien ambassadeur, rappelle que la Suisse a été - entre autres étapes décisives dans l'établissement de relations politiques et économiques étroites - un des premiers pays occidentaux à avoir reconnu, en 1950, la République populaire de Chine.

L'accord de libre-échange signé en 2013 a lui aussi contribué au renforcement des relations entre les deux pays. Selon Daniel Küng, CEO de Switzerland Global Enterprise, «la place économique suisse et les produits helvétiques bénéficient encore et toujours d'une très bonne réputation en Chine (...) Cette réputation s'est encore améliorée depuis la conclusion de l'accord de libre-échange».

Le passage de Xi Jinping en Suisse est perçu comme un couronnement, un honneur faisant suite à l'invitation de Johann Schneider-Ammann lors de sa visite d'Etat en Chine en avril 2016.

La recette suisse

«Le crochet de Berne n'aurait peut-être pas eu lieu à cette date si le WEF (World Economic Forum) ne commençait pas le 17 janvier», commente une source proche des milieux diplomatiques. Le président chinois manifeste un intérêt tel pour la Suisse qu'il y passera plusieurs jours, à Berne, à Lausanne, à Genève, puis à Davos.

La neutralité politique, l'économie diversifiée et la fiabilité du partenariat font partie des atouts appréciés par la Chine. Auxquels s'ajoute sa curiosité pour la Suisse et sa recette de petit pays non membre de l'Union européenne (UE) et sans accès à la mer.

Plusieurs spécialistes des relations sino-helvétiques, dont Blaise Godet, observent que la Suisse tient en quelque sorte lieu de terrain d'exercice pour la Chine, permettant de tester des idées et d'entamer de nouvelles négociations avant d'aborder Bruxelles.

Un marché difficile

La visite revêt avant tout une importance politique. Au-delà, elle permettra également de promouvoir les échanges économiques.

Mais rien n'est acquis, selon M. Godet: «Exister sur le radar des autorités chinoises est devenu plus difficile, et pour y parvenir nous devons continuer à discuter de nouvelles idées et contributions». «Le marché chinois est difficile, son cadre juridique est plus flou que ce à quoi nous sommes habitués».

«Il faut faire preuve de bon sens, éviter les pièges et s'entourer de bons partenaires locaux», conseille-t-il. «Ce marché peut réserver de belles surprises aux entreprises qui savent où elles vont».

Daniel Küng estime lui que «la Chine peut intéresser n'importe quel exportateur suisse». «Nous observons par ailleurs depuis quelques années une nette progression de l'intérêt des entreprises chinoises pour la place suisse», ajoute le CEO de S-Ge.

Manque de reconnaissance

La Chine est le premier partenaire commercial de la Suisse en Asie. Certains observateurs regrettent cependant que les médias, ainsi que les autorités, n'en considèrent généralement pas davantage les aspects autres qu'économiques.

Gérald Béroud, président de la Section romande de la Société Suisse-Chine et créateur du site d'informations SinOptic, considère que la visite de Xi Jinping est très importante, car elle montre l'importance de la relation entre les deux pays.

«Pour certaines organisations, cette visite est l'occasion d'en découdre, de régler son compte à Xi Jinping plutôt que d'en profiter pour comprendre la dynamique de la Chine et de l'Asie», regrette-t-il.

«La culture du rapprochement à laquelle de nombreuses associations, collectivités publiques et personnalités contribuent, que ce soit en matière de santé, d'environnement, de formation ou d'échanges dans nombre d'autres domaines n'est pas suffisamment reconnue», observe M. Béroud.

«De droits de l'Homme, il en sera également question à Berne, je présume», glisse encore Blaise Godet. «Même si, dans une optique chinoise, ce thème ne revêt pas la même importance. Il est d'ailleurs préférable, avec la Chine, de parler d'Etat de droit, ou de bonne gouvernance», souligne l'ancien ambassadeur en Chine.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • arthur le 12.01.2017 12:05 Report dénoncer ce commentaire

    bienvenue

    Vu la manière dont nous traite l'Europe de Bruxelles, avoir la Chine comme amie (malgré ses défauts, mais qui n'en n'a pas....) c'est un plus à ne pas négliger. Alors bienvenue.

  • Ralf Bol le 12.01.2017 11:25 Report dénoncer ce commentaire

    Pas welcome

    Pas welcome! Au biiip la mondialisation

  • Di Da le 12.01.2017 11:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Welcome !

    Welcome !

Les derniers commentaires

  • Le Grisonnais le 13.01.2017 09:11 Report dénoncer ce commentaire

    Indésirable !

    Je ne me félicite pas de recevoir un dirigeant d'un pays qui bafoue les droits de l'homme du 1er janvier au 31 décembre ! Sans compter le danger que ce pays peut représenter pour notre économie.

  • Gargamiel le 12.01.2017 21:22 Report dénoncer ce commentaire

    Ou comment vendre son âme

    Pactiser avec le diable finit toujours par se retourner contre soi et coûter très, très cher. Les Chinois ne font rien pour rien et veulent être gagnants à 100%

  • Gargamiel le 12.01.2017 19:46 Report dénoncer ce commentaire

    Ou comment vendre son âme

    Pactiser avec le diable finit toujours par se retourner contre soi et coûter très, très cher. Les Chinois ne font rien pour rien et veulent être gagnants à 100%

  • Mat le 12.01.2017 18:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bientôt tous Chinois les gars

    Que veulent ils encore acheter? On leur vend en Suisse des énormes terrain pour construire je ne sais quoi alors qu on es un pays minuscule. C'est tout simplement une surface qui ne profitera jamais à un Suisse. C'est comme en France ils achètent tous les châteaux.

  • Choupinette le 12.01.2017 14:38 Report dénoncer ce commentaire

    Belle mentalité

    Franchement, je suis écoeurée. Le business et encore le business. Aux oubliettes la condition animale horrible en Chine, les millions de bêtes écorchées vivantes chaque année pour leur fourrure et j'en passe.