Rehetobel (AR)

03 janvier 2017 19:56; Act: 04.01.2017 08:47 Print

Le tireur défendait sa plantation de cannabis

Un homme a ouvert le feu sur la police, qui était venue perquisitionner son logement, mardi matin. Il s'est donné la mort après avoir tenu en haleine les forces de l'ordre toute la journée.

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L'homme de 33 ans a ouvert le feu sur la police mardi vers 09h00, alors que deux agents l'accompagnaient dans un hangar pour procéder à une perquisition, a précisé le commandant de la police appenzelloise Reto Cavelti lors d'une conférence de presse en soirée. L'enquête se poursuit après la fusillade et le suicide du tireur mardi à Rehetobel (AR). La fusillade a éclaté mardi vers 09h00. Deux policiers ont été blessés par balles. Le plus jeune, âgé de 27 ans, a été touché au coeur. Il est toujours dans un état critique. L'autre, âgé de 37 ans, est gravement blessé aux jambes, mais il est hors de danger. Après la fusillade, le tireur a pris la fuite à pied. Grâce à une importante opération impliquant plusieurs polices cantonales, il a été localisé et encerclé une heure plus tard à son domicile à Rehetobel. Des spécialistes ont négocié avec lui pendant plusieurs heures pour éviter un bain de sang. Le tireur a menacé de faire sauter des grenades. Vers 17h00, la police a envoyé un chien-policier vers l'homme retranché qui a alors mis fin à ses jours avec un pistolet. Les policiers n'ont pas trouvé trace d'explosif dans le sac du tireur. Deux policiers ont été blessés mardi 03.01.2017 dans ce village, lors d'une perquisition dans un domicile privé. L'un des policiers est dans un état critique. Cerné par les forces de l'ordre, l'auteur des tirs qui avait pris la fuite a fini par se donner la mort. C'est en raison d'une plantation de cannabis que la police s'était rendue à son domicile, a indiqué le commandant der la police cantonale lors d'une conférence de presse en soirée. Rehetobel est une commune de 1700 habitants du canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures.

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Un homme a tiré sur les forces de l'ordre mardi matin à Heiden (AR) lors d'une perquisition dans un hangar où il entretenait une culture de cannabis. En fin d'après-midi, il a retourné son arme contre lui à son domicile de Rehetobel où il s'était réfugié.

L'homme de 33 ans a ouvert le feu sur la police mardi vers 09h00, alors que deux agents l'accompagnaient dans un hangar pour procéder à une perquisition, a précisé le commandant de la police appenzelloise Reto Cavelti lors d'une conférence de presse en soirée.

Les deux agents ont été touchés. Blessés, ils ont dû être transportés à l'hôpital, où ils ont été opérés. Touché au coeur, le plus jeune, âgé de 29 ans, se trouve toujours dans un état critique, a indiqué la police cantonale d'Appenzell Rhodes-Extérieures. L'autre, âgé de 37 ans, est gravement blessé aux jambes. Il est hors de danger.

Aveux

L'homme a profité d'un instant d'inattention durant la perquisition pour saisir une arme et faire feu contre les policiers qui ont riposté. On ignore s'il a alors été touché. Les policiers ont agi correctement, selon leur commandant.

Le tireur ne portait pas l'arme sur lui, comme s'en étaient assurés plus tôt les policiers lors d'une fouille corporelle au poste avant la perquisition. A ce moment-là, l'homme s'était montré coopératif. Il avait même avoué sa culture de cannabis.

Dangereux récidiviste

Les forces de l'ordre savaient cependant que l'homme était dangereux. Il avait été jugé en 2004 pour tentative de meurtre et lésions corporelles graves et multiples commises un an plus tôt.

Sa peine avait été commuée en mesures d'éducation au travail. Il avait quitté l'établissement en 2009 et sa période probatoire avait pris fin en 2012, a précisé devant les médias le représentant du Ministère public Bruno Werlen.

Suicide

Le tireur a pris la fuite à pied après la fusillade. Grâce à une vaste opération de recherche impliquant plusieurs polices cantonales et des chiens, le fuyard a pu être localisé et encerclé une heure plus tard à son domicile de Rehetobel, village voisin de Heiden. C'est pendant ce laps de temps qu'il a dû se procurer une seconde arme retrouvée avec des munitions.

Des spécialistes ont négocié avec lui pendant plusieurs heures dans le but d'éviter un bain de sang. La population n'a couru aucun danger, a assuré la police. Mais vers 17h00, il a été décidé d'envoyer un chien-policier en direction de l'homme retranché. C'est alors qu'il a décidé de mettre fin à ses jours avec un pistolet.

Menaces

Les forces de police n'ont cependant pas pu constater immédiatement la mort du tireur, n'ayant pu s'approcher du corps tout de suite. Avant de retourner son arme contre lui, l'homme avait en effet menacé de faire sauter des grenades, a précisé à l'ats un porte-parole de la police cantonale.

Par précaution, la police a engagé des robots afin de s'assurer qu'aucun danger d'explosion ne menaçait. Aucune grenade n'a finalement été découverte.

(ats)