Suisse

16 mai 2019 21:53; Act: 16.05.2019 21:53 Print

Les EMS tiennent bon face à l'essor du numérique

D'après une étude de Comparis, les jeunes privilégieraient les logements classiques plutôt que les maisons connectées pour leurs vieux jours.

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Les jeunes aujourdhui âgés de 18 à 29 ans privilégient eux-mêmes des modes dhabitation classiques comme lEMS. (Photo: DR)

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La population suisse vieillit à grands pas. Si aujourd'hui les plus de 64 ans représentent 18% de la population, dans dix ans cette part devrait grimper à environ 23%. Cette évolution risque d'avoir des conséquences, notamment sur le marché du logement.

Au delà des habitations classiques, des propositions pour gérer cet afflux de seniors telles que des habitats connectés émergent. Néanmoins, les Suisses semblent peu ouverts à ces nouvelles alternatives, comme le montre une étude du comparateur en ligne Comparis.

Peu d'engouement pour la connectivité

Les logements dotés de capteurs, commandes électroniques et autres nouveautés wi-fi participant au maintien de l'autonomie des personnes âgées chez elles ne séduit pas les jeunes. Seuls 50% d'entre eux pourraient imaginer user de cette assistance numérique dans le futur.

Au niveau de la population dans son ensemble, moins de la moitié (45%) se voit emménager plus tard dans ce type d'habitat connectée. Ces résultats sont décevants pour Felix Schneuwly, expert Santé chez Comparis.: «Vu l'important potentiel, le scepticisme quant aux nouvelles formes de logement surprend. Visiblement, on a tout simplement du mal à imaginer le bénéfice concret que cela apporte», conclu-t-il.

Les grands classiques ont toujours la cote

A contrario, les établissements habituels pour retraités restent appréciés de tous. En cas de dépendance, 84% des personnes interrogés se verrait dans un logement autonome avec accès à des soins. De même pour des lotissements offrant une infrastructure complète, puisque 81% des jeunes (moins de 29 ans) se projettent.

L'étude met également en exergue l'attrait des Suisses pour les traditionnels EMS. Avec 67 % des répondants qui souhaiteraient entrer dans un tel organisme. «Bien que dépassés, les EMS semblent apparemment encore familiers de par les visites rendues aux parents et aux grands-parents. On se contente de ce que l’on croit connaître», note Felix Schneuwly.

(jmu)