Suisse

10 juillet 2018 16:14; Act: 10.07.2018 16:58 Print

Les Jeunes socialistes ont des vues sur «Le Matin»

L'organisation de jeunesse du PS veut barrer la route à Christian Constantin. Elle lance un projet pour sauver «Le Matin» papier.

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Dans la rédaction du Matin, du groupe Tamedia. (vendredi 20 juillet 2018) Gregoire Nappey, debout, rédacteur en chef du journal «Le Matin», du groupe Tamedia. A sa droite, Simon Koch, rédacteur en chef adjoint. Au bureau, le directeur artistique, Adriano Fagioli, s'attelle à confectionner les pages de la dernière édition imprimée, prévue le 21 juillet 2018. La grève a été suspendue chez Tamedia. La médiation des cantons de Vaud et Genève a été acceptée. (Jeudi 5 juillet 2018) Plus de 200 personnes ont manifesté mercredi à Lausanne pour soutenir la grève à Tamedia et dénoncer les menaces de l'éditeur. (Mercredi 4 juillet 2018) Les journalistes des quotidiens «Le Matin», «24 Heures» et «Tribune de Genève» protestent notamment contre la fin du quotidien orange. (Jeudi 5 juillet 2018) L'entreprise de presse zurichoise Tamedia a annoncé la fin du «Matin» pour le 21 juillet. (Jeudi 5 juillet 2018) Une quarantaine de licenciements ont été signifiés jeudi passé. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) Les trois quotidiens payants de Suisse romande ont paru en version allégée durant deux jours. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) La grève a été décidée mardi. Elle devait s'étendre de mardi 16 heures à mercredi minuit. (Jeudi 5 juillet 2018) Le mouvement de grève pouvait être reconductible. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) Un appel de soutien aux employés de Tamedia, qui sont en grève, a été lancé. Pour sa part, le groupe zurichois a demandé à l'Office vaudois de conciliation d'intervenir. (Mercredi 4 juillet 2018) Les quotidiens de Tamedia sont apparus bien amaigris, mercredi matin. Ainsi, l'édition du «Matin» se résume à vingt-quatre pages, soit une vingtaine de moins qu'à l'accoutumée. (Mercredi 4 juin 2018) Les journalistes de Tamedia Publications Romandes exigent que l'éditeur zurichois renonce notamment aux licenciements prononcés depuis le mois de juin. (Mardi 3 juillet 2018) Une centaine de personnes se sont rassemblées devant la tour de l'avenue de la gare, dont les conseillers nationaux socialistes Samuel Bendahan et Rebecca Ruiz. (Jeudi 28 juin 2018) Elisabeth Di Blasi, de Syndicom, affiche la couleur. (Jeudi 28 juin 2018) Les licenciements ont été annoncés individuellement. Tamedia va procéder à 36 licenciements, dont 22 dans la rédaction, et à quatre réductions de temps de travail. (Jeudi 28 juin 2018) Dominique Diserens, secrétaire centrale d'impressum et Stéphanie Vonarburg, du syndicat Syndicom, devant la tour de l'avenue de la gare à Lausanne. (Jeudi 28 juin 2018) Réunis à la mi-journée en assemblée générale, une centaine de collaborateurs a décidé à une écrasante majorité de laisser «une dernière chance au dialogue». (Jeudi 28 juin 2018)

Une faute?

Une opération de crowdfunding vient d'être lancée par les Jeunes socialistes suisses dans le but de racheter le quotidien Le Matin. Leur objectif: réunir 10 millions de francs, révèle Le Nouvelliste.

Un projet sérieux? Les politiciens n'ont pas contacté l'éditeur Tamedia, ni les représentants du personnel. «On le fait surtout pour exprimer notre crainte qu'un entrepreneur comme Constantin reprenne ce journal. Il ne faut pas que les millionnaires aient la mainmise sur les médias. Ce serait catastrophique», a expliqué au Nouvelliste Bertil Munk, le vice-président de l'organisation.

Un projet de périodique Le Matin Sports est actuellement à l'étude entre Tamedia et Christian Constantin, président du FC Sion. Le périodique serait publié 18 fois par an pour un tirage de 100'000 exemplaires, a indiqué lundi l'éditeur dans un communiqué. Tamedia a annoncé le mois dernier mettre fin au Matin papier, avec à la clé le licenciement de 36 personnes.

(nxp)