Sondage révélateur

21 février 2011 12:37; Act: 21.02.2011 13:09 Print

Les Suisses inquiets en matière de santé

Selon un sondage, les Suisses se font du souci en ce qui concerne l'AVS ou l'assurance maladie.

Une faute?

L'assurance maladie, l'AVS et la qualité de l'école préoccupent les Suisses, selon un sondage internet. Pour les partis, ces inquiétudes n'ont pas de réponses simples et plusieurs d'entre elles, comme la caisse maladie unique, font du reste l'objet d'initiatives.

Renforcer la discipline à l'école obligatoire, introduire une seule caisse maladie, limiter les écarts de salaires dans les entreprises, maîtriser le financement de l'AVS ou prolonger à deux ans le mandat du président de la Confédération: tels sont les souhaits exprimés dans le sondage 2010 Vimentis, présenté lundi Berne.

Pour Thomas Christen, secrétaire général du PS invité avec d'autres responsables de parti à commenter cette enquête, ce sondage reflète les problèmes politiques du moment qui touchent les Suisses. Il relève que bon nombre de solutions privilégiées par les personnes interrogées rejoignent les recettes des socialistes.

Social en tête

Pour contrer les hausses des coûts de la santé, 57% des sondés se prononcent pour une caisse unique de l'assurance de base obligatoire. «Or le PS vient de lancer une initiative prônant une seule caisse publique», rappelle M. Christen.

Idem pour le salaire minimum: 77% sont favorables à l'introduction d'un salaire minimum valable dans toutes les branches, selon le sondage, une volonté qui rejoint l'esprit de l'initiative 1:12 des Jeunes socialistes.

Le sondage Vimentis montre également une écrasante majorité des Suisses (80%) contre la réduction du niveau des retraites et, dans une moindre mesure (55%), contre un relèvement de l'âge de la retraite. Des thèmes chers au PS, selon M. Christen.

Rester crédible

Le PLR et l'UDC sont également conscients de ces sujets d'inquiétude. Dans le domaine de la santé, le conseiller national Sebastien Frehner (UDC/BS) souligne néanmoins une certaine incohérence des citoyens: alors qu'ils plébiscitent une seule caisse maladie, ils sont aussi 52% à accepter une réduction du catalogue des prestations.

Pour lui, ce résultat, bien que surprenant, va de pair avec une plus grande responsabilisation des citoyens. Christian Wasserfallen, conseiller national libéral-radical bernois, se demande toutefois quelles sont les «prestations essentielles» auxquelles les Suisses sont prêts à se limiter.

En matière d'AVS, la droite prend acte de la forte opposition des citoyens à revenir sur les prestations de la prévoyance vieillesse et sur un relèvement de l'âge de la retraite. Mais comment financer cette assurance, se demande M. Wasserfallen. Les partis sont tenus à une certaine crédibilité, a-t-il ajouté.

Large échantillon

Ces données, recueillies par internet auprès de 29'000 Suisses âgés de 15 ans et plus, sont à considérer davantage comme des tendances que comme des résultats fiables, le taux d'erreur se situant à plus ou moins 4%, ont relevé les responsables de partis. «Il ne faut pas surinterpréter les sondages», s'est plu à rappeler le secrétaire général du PDC Tim Frey.

Les partis patronnent l'association Vimentis à l'origine de cette enquête, mais n'ont pas de droit de regard sur l'analyse des résultats. Certains intervenants ont ainsi relevé le caractère imprécis de la méthode, notamment sur la répartition entre vieux et jeunes ainsi qu'entre hommes et femmes. Ce sondage annuel existe depuis 2004.

(ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Jo le 21.02.2011 15:37 Report dénoncer ce commentaire

    Francisation de la suisse?

    Heureusement que ces mesures ne sont pas suivies, sinon la Suisse deviendrait comme la France. En France, la secu c'est 8% du salaire pour être couvert à 70%, soit 400CHF/mois auquel il faut ajouter 100CHF de mutuelle, et après cela on refuse de vous soigner correctement car cela coûte trop cher.

Les derniers commentaires

  • Jo le 21.02.2011 15:37 Report dénoncer ce commentaire

    Francisation de la suisse?

    Heureusement que ces mesures ne sont pas suivies, sinon la Suisse deviendrait comme la France. En France, la secu c'est 8% du salaire pour être couvert à 70%, soit 400CHF/mois auquel il faut ajouter 100CHF de mutuelle, et après cela on refuse de vous soigner correctement car cela coûte trop cher.