Ligne d’aide

13 mars 2011 12:04; Act: 13.03.2011 16:15 Print

Les appels au secours se multiplient

Le numéro 147 est submergé d’appels de jeunes qui souffrent de troubles psychiques touchant au mobbing, à la sexualité et au suicide, en Suisse.

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Mobbing, angoisses psychiques, sexualité: les thèmes abordés sur la ligne d'aide aux jeunes sont en pleine mutation. (Photo: Keystone)

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La ligne d’aide de Pro Juventute reçoit quatre cents appels par jour. En raison des capacités réduites de cette organisation, il est impossible de répondre à tous. L’évaluation des sujets abordés lors de ces conversations permet cependant de constater qu’ils évoluent. De plus en plus de jeunes ont recours à cet outil pour faire part de l’état de crise dans lequel ils se trouvent au moment de téléphoner. De «simples» chagrins d’amour et leurs séquelles ne figurent plus en tête des préoccupations. Tout au contraire. Chaque jour, une personne avoue être suicidaire. D’autres font part de leurs peurs, de la crainte d’être harcelé à l’école et de leurs angoisses psychiques. La dépression et ses symptômes occupent une large place dans ce triste palmarès.

De nouveaux sujets font leur apparition: le cyber mobbing et la violence psychique, par exemple. Ou encore la violence sur Internet. Le monde de la sexualité a toujours été présent, mais les jeunes abordent des questions inédites, telles que la reconstruction de l’hymen et les mariages forcés. Bien qu’ils soient en général bien informés, ils continuent à poser beaucoup de questions sur les rapports sexuels, la pilule et la masturbation.

Service par sms

L’argent et les dettes figurent aussi parmi les nouveaux thèmes abordés. Urs Kiener, chef de la ligne d’aide, constate avec inquiétude qu’il a déjà rencontré des cas où des jeunes d’une douzaine d’années étaient déjà endettés auprès de leurs petits copains.

Pour encourager l’accès passif à la ligne, les responsables ont même ouvert un service pour SMS. Depuis novembre 2010, le nombre d’appels reçus par ce biais a augmenté de 80%.

Pour rappel: en 2010, la ligne d’aide aux jeunes était menacée à cause du manque d’argent. Grâce au soutien de nombreuses personnalités et d’hommes politiques, les caisses ont été renflouées. Selon Stephan Oetiker, le directeur de Pro Juventute, les premiers effets se font sentir. «L’écho suscité est positif», avoue-t-il à «Der Sonntag».

(rga)