Avenir Suisse

31 décembre 2011 22:00; Act: 31.12.2011 22:05 Print

Les assurances sociales doivent être une priorité

Garantir le financement des assurances sociales grâce à un frein à l'endettement doit être la priorité no1 de la législature 2011-2015, estime un panel d'économistes.

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Une réforme de la TVA apparaît au deuxième rang des préoccupations.Le laboratoire de réflexion des entreprises suisses a soumis aux spécialistes quinze propositions de réformes et leur a demandé de les évaluer en termes de priorités. Sur les 54 économistes sollicités entre le 22 novembre et le 7 décembre, 37 ont donné leur avis, a indiqué samedi Avenir Suisse.

Sur un maximum possible de 100 points, les propositions les plus soutenues ont été le frein à l'endettement dans les assurances sociales - notamment l'AVS et l'assurance invalidité (AI) - (37 points), une simplification de la TVA (36 points) et une dépolitisation des critères de fixation des rentes du 2e pilier (35 points).


Question européenne en retrait

La question européenne n'apparaît en revanche qu'en milieu de classement. La clarification des relations avec l'Union européenne par le biais d'un accord-cadre n'a ainsi récolté que 17 points auprès des économistes consultés.

L'introduction d'un frein à l'endettement pour les assurances sociales, à l'image de celui pour les finances de la Confédération mis en vigueur en 2003, va dans le sens d'une étude publiée en novembre par Avenir Suisse.

Les économistes soutiennent aussi l'idée de dépolitiser les paramètres de fixation des rentes du 2e pilier. Le taux de conversion et le taux minimal LPP devraient être déterminés de manière technique en fonction de l'espérance de vie et de la situation des marchés financiers, et non plus sur la base de décisions politiques du Conseil fédéral, voire du peuple.

S'agissant du taux de TVA, le panel consulté penchait en faveur de la solution du taux unique. Mais le sondage a été réalisé avant la décision du 21 décembre du Conseil national, qui a enterré cette idée chère à l'ex-ministre des finances Hans-Rudolf Merz. Le gouvernement devra maintenant proposer un nouveau projet basé sur deux taux différents et une liste d'exceptions.

Parmi les spécialistes consultés par Avenir Suisse figurent notamment l'économiste en chef de la Confédération sur le départ Aymo Brunetti, le professeur de l'Université de Fribourg Reiner Eichenberger, l'économiste en chef de la banque Julius Bär Janwillem Acket, celui d'economiesuisse Rudolf Minsch, ou encore Beat Kappeler.

(ats)