Abus sexuels

10 février 2011 12:14; Act: 10.02.2011 13:32 Print

Les deux prêtres s'en sont pris à des mineurs

Les cas d'abus sexuel commis par deux prêtres, révélés mercredi, concernent des abus sur des mineurs, a indiqué jeudi à l'ATS le vicaire épiscopal Nicolas Betticher.

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Les prêtres ont tous deux agi en Suisse romande. L'un dans le canton de Genève et l'autre dans le canton de Vaud.

Les deux hommes d'Eglise ont été suspendus de leur fonction pendant la durée des enquêtes. Le vicaire épiscopal n'a pas voulu faire d'autre commentaire sur ces affaires.

Il n'a pas souhaité préciser quand ces actes pédophiles se sont produits, ni le nombre de victimes. Il n'a pas non plus précisé si celles-ci sont de sexe masculin ou féminin, ou encore l'âge des prêtres «afin de protéger la sphère privée des personnes concernées».

Pour le cas genevois, la justice pénale a été saisie et va donc mener l'enquête. «A son issue nous pourrons alors faire un commentaire», a précisé M. Betticher.

Prescription canonique

Dans le second cas, les faits reprochés sont anciens et par conséquent prescrits sur le plan pénal. Le dossier a cependant été transmis au Saint Siège avec une demande de levée de la prescription canonique qui empêche la poursuite de faits survenus plus de vingt ans après la majorité de la victime.

En l'occurence, la (ou les) victime du prêtre ayant sévi dans le canton de Vaud a donc plus de 38 ans aujourd'hui, a admis M. Betticher. «La vérité doit se faire», a souligné le vicaire épiscopal, «c'est pourquoi nous avons transmis le dossier au Saint Siège».

Au Vatican, la Congrégation pour la doctrine de la foi devra analyser les faits et déterminer si elle se mue en première instance. Elle pourrait aussi éventuellement transmettre le dossier à l'évêché de Lausanne, Genève et Fribourg qui pourrait agir en première instance.

«SOS Prévention»

Instituée il y a trois ans par ce diocèse, la Commission «SOS Prévention» a recueilli les informations des personnes concernées par les cas révélés mercredi. Cette commission a été interpellée une quarantaine de fois depuis 2008, a rappellé M. Betticher.

«Des cas ont été annoncés, vérifiés, certains n'ont pas abouti. Pour d'autres, il s'agissait d'une simple prise de contact, de sollicitations d'avis».

(ats)