Tricherie

21 février 2011 10:29; Act: 21.02.2011 11:11 Print

Les gymnasiens copieurs n’auront qu’à bien se tenir

Après les universités, les collèges se lancent dans la chasse au plagiat à l’aide d’une banque de données et de moyens high-tech.

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Remplir ses travaux grâce au Net: une tentation pour les collégiens. (Photo: Keystone)

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Pas un jour sans qu’un internaute ne découvre de nouveaux textes «volés» par le ministre allemand de la Défense Karl Theodor zu Guttenberg pour sa thèse. Le baron «de Googleberg», comme on l’appelle sur le Net, n’est cependant de loin pas le seul à avoir fraudé de la sorte. Il y a belle lurette que les universités du monde entier traquent ces diplômés indélicats.

La lutte s’intensifie aussi dans les gymnases. Ainsi, une dizaine de cantons ont décidé de collaborer pour détecter les travaux de maturité entachés de plagiat. Comme le confie Hans Peter Märchy, de l’Office cantonal pour l’éducation post-obligatoire du canton des Grisons, à «Der Sonntag», «nous n’avions que quelques rares cas de fraude, mais cela devait provenir du fait que nous ne disposions pas des moyens techniques adéquats pour «démasquer» les tricheurs». Le canton de Zurich utilise le logiciel Docoloc depuis 2008. A Berne, ce sont 2000 travaux de maturité qui sont scannés chaque année, alors que dans le canton de Thurgovie ce ne sont que 400 travaux de ce genre qui sont examinés. Quant aux Grisons, ils vont également faire contrôler tous les travaux de maturité.

Mais les jeunes fraudeurs ne se servent pas uniquement sur internet. Souvent, ils copient des travaux d’autres camarades. C’est la raison pour laquelle des cantons ont déci¬dé de créer une banque de données où seront stockés tous les travaux de maturité. Ces textes seront accessibles par voie électronique. Cette offensive technologique contre les «faussaires» devrait avoir un effet pédagogique.

(rga)