Préservatifs

07 février 2011 16:03; Act: 07.02.2011 16:18 Print

Les homosexuels toujours réfractaires

En 2010, 595 nouveaux cas diagnostiqués de VIH ont été déclarés en Suisse.

Une faute?

Pour la première fois depuis vingt ans, les infections au VIH chez les homosexuels ont dépassé celles des hétérosexuels.

Ce décompte n'est pas définitif car des déclarations tardives sont encore à prévoir, écrit lundi l'Office fédéral de la santé publique dans son bulletin. Comme en 2009, le nombre de cas avoisinera celui de 2001 (631) mais il se situera bien au-dessus de ceux enregistrés en 2000 (578).

Entre 2008 et 2009, une baisse de 17% avait été constatée, ce qui représente 130 cas en moins. Ce recul important ne s'est pas poursuivi: chez les hommes homosexuels, les diagnostics de VIH ont de nouveau progressé.

Et pour la première fois depuis vingt ans environ, ce groupe, avec 47% des diagnostics, a dépassé celui des hétérosexuels (43%). Le solde est à mettre sur le compte des injections de drogue (4%) ou de transfusions, notamment.

Recul passager

Pour l'OFSP, ces chiffres montrent que le recul de 2009 chez les homosexuels n'était que passager, comme celui de 2003. Il s'agira par conséquent à l'avenir de cibler ce groupe à risque afin d'obtenir un véritable changement de tendance.

En novembre, le Conseil fédéral a approuvé le Programme national VIH et autres infections sexuellement transmissibles 2011-2017. Son but est que, en 2017, le nombre de diagnostics aient diminué de moitié par rapport à 2010. Pour atteindre cet objectif, il faudra que la baisse se poursuive chez les hétérosexuels et les toxicomanes, et que la tendance chez les homosexuels s'inverse durablement, écrit l'OFSP.

Ventes de préservatifs

Une autre étude publiée dans le même bulletin montre que les ventes de préservatifs en Suisse ont crû de manière constante depuis le milieu des années 1980. Depuis la fin des années 1990, elles affichent une proportion stable par rapport à la population résidente annuelle moyenne de 15 à 64 ans.

Pour l'OFSP, ces chiffres montrent que l'utilisation du préservatif est devenue «la norme» lors des rapports sexuels à risque. Les enquêtes de population montrent une légère baisse chez les homosexuels mais indiquent également dans l'ensemble une stabilité dans la population générale.

(ats)