Criminalité en Suisse

21 mars 2011 10:48; Act: 21.03.2011 10:55 Print

Les infractions des jeunes ont baissé de 8%

En 2010, le nombre d'infractions recensées en Suisse a baissé de 2% pour s'inscrire à 656'858. Les mineurs ont notamment fait moins parler d'eux.

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Les infractions de mineurs ont diminué de 8%. (Photo: Keystone)

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Par rapport à l'année précédente, les infractions au code pénal suisse ont régressé de 5%. Le nombre de prévenus enregistré chez les mineurs a quant à lui diminué de 8%.

Sur le total des infractions dénoncées, 80% sont des infractions au code pénal, 14% à la loi sur les stupéfiants, 4% à celle sur les étrangers et 2% à d'autres lois annexes, a indiqué lundi l'Office fédéral de la statistique (OFS). Les infractions aux lois sur les étrangers ( 7%) et sur les stupéfiants ( 4%) s'affichent à la hausse.

La majorité des infractions au code pénal (72%) sont des infractions contre le patrimoine (378'781). Les actes de violence (46'412) représentent 9%. Parmi eux, 3% peuvent être qualifiés d'actes de violence grave. Dans cette catégorie figurent 53 homicides, 189 tentatives d'homicide, 487 lésions corporelles graves et 543 viols.

La violence régresse

Le recul des infractions enregistrées par la police est manifeste dans presque tous les domaines du code pénal, relève l'OFS. Les actes de violence ont ainsi diminué de 6% par rapport à l'année précédente. La baisse est même de 12% dans les cas de violence grave, malgré une hausse de 2% du nombre d'homicides.

Les infractions dénoncées contre l'intégrité sexuelle ont diminué de 5%. Cette baisse concerne aussi les actes avec des enfants (1133 infractions, en baisse de 26%) et les viols (543, en recul de 18%). La baisse concernant les enfants s'explique en partie par le nombre plus élevé en 2009 qu'en 2010 des actes commis les années précédentes et dénoncés à la police durant l'année sous revue.

La hausse du nombre des dénonciations d'infractions à la loi sur les stupéfiants ( 4%) résulte principalement de l'accroissement des dénonciations pour consommation ( 2%) et de celles pour possession illégale ( 7%). Ces deux types de délits représentent 89% des cas recensés (78'937) dans cette catégorie d'infractions.

S'agissant du trafic de stupéfiants (7682 infractions), le nombre de cas graves dénoncés s'affiche à la baisse (-4%), en faveur d'une augmentation des dénonciations de cas moins sérieux ( 3%).

Mineurs moins impliqués

Le nombre total de prévenus - une personne peut être enregistrée par la police pour plusieurs infractions - a diminué de 1,4%. Cette tendance est imputable presque exclusivement aux mineurs, pour lesquels la baisse a été beaucoup plus nette (-8%). Non seulement le nombre de mineurs concernés a diminué, mais ces derniers étaient aussi impliqués en moyenne dans moins d'infractions.

Pour ce qui est de l'origine des auteurs, 80% des prévenus dénoncés pour des infractions au code pénal font partie de la population résidente de la Suisse, 4% sont des requérants d'asile et 15% sont des étrangers séjournant en Suisse sans permis de longue durée.

Si l'on ne considère que les prévenus faisant partie de la population résidente, 63% des auteurs d'une infraction au code pénal sont de nationalité suisse, contre 37% d'étrangers.

A noter que c'est la deuxième fois, après 2009, que la statistique de la criminalité est basée sur des critères uniformes dans tous les cantons. Elle est fondée sur les dénonciations et ne tient pas compte des cas dont la police n'a pas connaissance.

(ats)