Suisse

09 octobre 2019 11:16; Act: 09.10.2019 12:18 Print

Les polices repéreront plus vite les criminels

Le Conseil fédéral a mis en consultation un projet d'interopérabilité permettant de croiser les bases de données pour les polices.

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L'interopérabilité des bases de données de l'espace Schengen-Dublin sera améliorée. (Photo: Keystone)

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Les polices devraient pouvoir mieux exploiter les systèmes d'information de l'espace Schengen. Le Conseil fédéral a mis en consultation un projet d'interopérabilité permettant de croiser les données. But: repérer plus vite les criminels.

L'espace Schengen-Dublin a développé plusieurs bases de données pour améliorer la sécurité. L'interopérabilité est une solution informatique qui assurera un accès unique aux informations des différents systèmes, a indiqué mercredi le gouvernement. En un clic, les polices pourront recouper des renseignements relatifs aux visas ou aux interdictions d'entrée ou aux autorisations de voyage.

Cette plateforme brassera les informations de cinq bases de données au total. Actuellement, le système d'information Schengen (SIS) contient les informations relatives aux personnes recherchées, disparues ou interdites d?entrée, ainsi qu'aux véhicules et aux objets recherchés.

Cinq bases de données

Le système d'information sur les visas (VIS) enregistre les éléments relatifs aux visas délivrés par les Etats Schengen. Eurodac rassemble quant à elle les empreintes digitales des demandeurs d?asile et des immigrants entrés de manière irrégulière dans l?espace Schengen.

Ces prochaines années, deux autres listes s'y ajouteront: le système Entry-Exit (EES) qui permettra de savoir précisément où et quand le ressortissant d'un Etat tiers entre et sort de l?espace Schengen. Et le système d'information et d?autorisation concernant les voyages (ETIAS), pendant européen de l'ESTA américain.

Plus rapide

Actuellement, la police ne peut consulter qu'une seule base de données à la fois. Un criminel interdit d'entrée en Suisse dans le SIS et renvoyé dans son pays peut malgré tout revenir dans l'espace Schengen sous une fausse identité.

Avec l'interopérabilité, ce cas de figure ne devrait plus être possible. Les données biométriques de la personne contrôlée seront simultanément comparées à celles existant dans les autres systèmes d'information. Il sera ainsi possible de repérer un criminel qui serait enregistré dans différents systèmes sous de fausses identités ou des identités multiples.

Contre la criminalité et le terrorisme

Cet instrument, qui nécessite des modifications de lois, permettra une plus grande efficacité des contrôles des polices et aux frontières. Il renforcera les capacités des autorités en matière de recherches et d?enquête, ce qui améliorera la sécurité. La protection des données sera garantie par le cadre réglementaire de l'UE.

Les coûts de ce projet s'élèvent à 21,6 millions de francs. Ils sont inclus dans le crédit d?engagement de 100 millions de francs que le Conseil fédéral a soumis au Parlement pour le développement de Schengen-Dublin. Sur cette somme, la Confédération fournira du personnel pour un coût de 23 millions.

La consultation est ouverte jusqu'au 9 janvier.

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • TAGADA le 09.10.2019 12:38 Report dénoncer ce commentaire

    Super la banque de donnée centrale !

    Il faut juste espérer que les personnes ayant accès a la base de donnée ne soient pas sélectionnée comme celles de la préfecture de police de Paris.

  • Roger le 09.10.2019 12:27 Report dénoncer ce commentaire

    la brindille qui cache la poutre

    Ouais, tout ça c'est chouette, mais est-ce que Schengen sert à quelque chose quand les terroristes sont infiltrés au plus haut niveau de la sécurité nationale ?

  • Juuu le 09.10.2019 12:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bof

    Eh bien sauf si c'est considéré comme une bagatelle , Je ne crois plus en notre justice !

Les derniers commentaires

  • Hugo le 10.10.2019 03:41 Report dénoncer ce commentaire

    De la propagande pour nous prendre encore plus d'a

    Énorme propagande pour le financement .... u encadré fumisterie , tous les pays dont la Suisse laisse circuler des gens fichés dangereux sans aucune mesure , des bases de données pour au final ne pas avoir les informations essentielles comme avec la France. L'incompétence de la justice à expulser des gens dangereux ou les empêcher de faire ce qu'ils veulent en Europe . Schengen est la poule aux oeufs d'or pour la criminalité et pour tous les trafics , jamais les organisations criminelles n'ont fait autant d'argent depuis la suppression des contrôles renforcés en frontières .

  • ptit rapporteur le 09.10.2019 21:44 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    plus vite repéré

    plus vite relaché! Et quand on.pense que nombre d'honnêtes citoyens étaient fichés! Ca devient juste du grand n'importe quoi

  • Lilou Calamine le 09.10.2019 21:15 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ouf, enfin une bonne Nouvelle...

    Bravo et j'espère de tout coeur que les polices parviendront à distinguer le « Faux» du "Vrai » ! Bon courage !!!

  • Jp Coutant le 09.10.2019 20:13 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C'est bien

    C'est pas trop tôt! Mais c'est bien Tellement facile de croiser les données pour obtenir de l'info

  • Fabienne le 09.10.2019 19:15 Report dénoncer ce commentaire

    Inutilité

    Ils vont repérer plus vite les criminelles. Mais ça va leur faire une belle jambe, car notre justice ne suit pas. Donc c'est complètement inutile, comme Shengen d'ailleurs.

    • ptit rapporteur le 09.10.2019 21:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Fabienne

      justice vous avez dit? ça veut dire quoi aujourd'hui? rajouter: in devant justice se sera plus au goût du jour.