Suisse romande

04 juillet 2018 07:42; Act: 04.07.2018 08:42 Print

Les quotidiens de Tamedia paraissent amaigris

Des journalistes romands de Tamedia ont lancé mardi une grève prévue jusqu'à mercredi minuit. Les publications de l'éditeur zurichois paraissent bien émaciées.

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Dans la rédaction du Matin, du groupe Tamedia. (vendredi 20 juillet 2018) Gregoire Nappey, debout, rédacteur en chef du journal «Le Matin», du groupe Tamedia. A sa droite, Simon Koch, rédacteur en chef adjoint. Au bureau, le directeur artistique, Adriano Fagioli, s'attelle à confectionner les pages de la dernière édition imprimée, prévue le 21 juillet 2018. La grève a été suspendue chez Tamedia. La médiation des cantons de Vaud et Genève a été acceptée. (Jeudi 5 juillet 2018) Plus de 200 personnes ont manifesté mercredi à Lausanne pour soutenir la grève à Tamedia et dénoncer les menaces de l'éditeur. (Mercredi 4 juillet 2018) Les journalistes des quotidiens «Le Matin», «24 Heures» et «Tribune de Genève» protestent notamment contre la fin du quotidien orange. (Jeudi 5 juillet 2018) L'entreprise de presse zurichoise Tamedia a annoncé la fin du «Matin» pour le 21 juillet. (Jeudi 5 juillet 2018) Une quarantaine de licenciements ont été signifiés jeudi passé. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) Les trois quotidiens payants de Suisse romande ont paru en version allégée durant deux jours. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) La grève a été décidée mardi. Elle devait s'étendre de mardi 16 heures à mercredi minuit. (Jeudi 5 juillet 2018) Le mouvement de grève pouvait être reconductible. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) Un appel de soutien aux employés de Tamedia, qui sont en grève, a été lancé. Pour sa part, le groupe zurichois a demandé à l'Office vaudois de conciliation d'intervenir. (Mercredi 4 juillet 2018) Les quotidiens de Tamedia sont apparus bien amaigris, mercredi matin. Ainsi, l'édition du «Matin» se résume à vingt-quatre pages, soit une vingtaine de moins qu'à l'accoutumée. (Mercredi 4 juin 2018) Les journalistes de Tamedia Publications Romandes exigent que l'éditeur zurichois renonce notamment aux licenciements prononcés depuis le mois de juin. (Mardi 3 juillet 2018) Une centaine de personnes se sont rassemblées devant la tour de l'avenue de la gare, dont les conseillers nationaux socialistes Samuel Bendahan et Rebecca Ruiz. (Jeudi 28 juin 2018) Elisabeth Di Blasi, de Syndicom, affiche la couleur. (Jeudi 28 juin 2018) Les licenciements ont été annoncés individuellement. Tamedia va procéder à 36 licenciements, dont 22 dans la rédaction, et à quatre réductions de temps de travail. (Jeudi 28 juin 2018) Dominique Diserens, secrétaire centrale d'impressum et Stéphanie Vonarburg, du syndicat Syndicom, devant la tour de l'avenue de la gare à Lausanne. (Jeudi 28 juin 2018) Réunis à la mi-journée en assemblée générale, une centaine de collaborateurs a décidé à une écrasante majorité de laisser «une dernière chance au dialogue». (Jeudi 28 juin 2018)

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Les publications romandes de l'éditeur zurichois Tamedia sont apparues mercredi matin bien émaciées. C'est que les rédactions de 24 heures, la Tribune de Genève, Le Matin et Le Matin Dimanche - mais pas 20 minutes - sont en grève depuis mardi après-midi.

L'édition du Matin se résume ainsi à vingt-quatre pages, soit une vingtaine de moins qu'à l'accoutumée. Il manque notamment l'éditorial et la double page de «news piquantes». Une seule page est dédiée à l'information nationale et elle relate le débrayage.

«Chers lecteurs, le journal que vous avez dans les mains paraît aujourd'hui en pagination réduite. La grève annoncée par les rédactions en est la cause», signe la direction de Tamedia en «Une» de la Tribune de Genève et de 24 heures. Les quotidiens lémaniques comptent seize pages en lieu des vingt-quatre habituelles. Pour couvrir l'événement, les deux journaux ont publié une dépêche de Keystone-ATS.

Reconductible

Des journalistes romands de Tamedia ont entamé mardi à 16h00 une grève prévue jusqu'à mercredi minuit. Le mouvement est reconductible. Les journalistes se disent «indignés» par l'annonce de la fin du Matin papier et par les licenciements signifiés par Tamedia alors qu'une procédure de conciliation était en cours. Ils dénoncent une mesure de coercition.

Ils étaient une petite centaine à s'être réunis devant la tour Edipresse à Lausanne mardi. Sur le dos d'une partie d'entre eux et sur des barrières, des manchettes de journaux sur lesquelles on pouvait lire «En grève».

Les rédactions romandes (24 heures, Tribune de Genève et Le Matin) ont pris la décision de faire grève à une large majorité (88%), indiquent les syndicats impressum et syndicom.

Rejet des propositions de sauvetage

«D'après le texte de loi sur lequel nous nous appuyons, les licenciements collectifs durant la conciliation ne sont pas une mesure de coercition alors que la grève si», a fait savoir de son côté le porte-parole de Tamedia pour la Suisse romande, Patrick Matthey. Et Tamedia de demander aux grévistes de cesser «immédiatement» leur mouvement. L'éditeur menace de résilier la convention collective de travail (CCT) et l'accord interne si son appel n'est pas entendu. A ses yeux, cette grève est «illicite» et «disproportionnée».

Mercredi dernier, Tamedia a annoncé qu'il rejetait les propositions pour éviter la disparition de la version papier du Matin, prévue à partir du 21 juillet. L'éditeur affirmait qu'il allait procéder à 36 licenciements, dont 22 dans la rédaction, et à quatre réductions de temps de travail. Le personnel et les syndicats avaient ensuite adressé un ultimatum à Tamedia à mardi midi.

(nxp/ats)