Médias

06 juillet 2018 07:17; Act: 06.07.2018 08:16 Print

Les titres de Tamedia vont retrouver de l'épaisseur

Les journalistes grévistes sont de retour au travail dès vendredi. L'éditeur s'est engagé à renoncer à toute mesure de rétorsion.

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Dans la rédaction du Matin, du groupe Tamedia. (vendredi 20 juillet 2018) Gregoire Nappey, debout, rédacteur en chef du journal «Le Matin», du groupe Tamedia. A sa droite, Simon Koch, rédacteur en chef adjoint. Au bureau, le directeur artistique, Adriano Fagioli, s'attelle à confectionner les pages de la dernière édition imprimée, prévue le 21 juillet 2018. La grève a été suspendue chez Tamedia. La médiation des cantons de Vaud et Genève a été acceptée. (Jeudi 5 juillet 2018) Plus de 200 personnes ont manifesté mercredi à Lausanne pour soutenir la grève à Tamedia et dénoncer les menaces de l'éditeur. (Mercredi 4 juillet 2018) Les journalistes des quotidiens «Le Matin», «24 Heures» et «Tribune de Genève» protestent notamment contre la fin du quotidien orange. (Jeudi 5 juillet 2018) L'entreprise de presse zurichoise Tamedia a annoncé la fin du «Matin» pour le 21 juillet. (Jeudi 5 juillet 2018) Une quarantaine de licenciements ont été signifiés jeudi passé. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) Les trois quotidiens payants de Suisse romande ont paru en version allégée durant deux jours. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) La grève a été décidée mardi. Elle devait s'étendre de mardi 16 heures à mercredi minuit. (Jeudi 5 juillet 2018) Le mouvement de grève pouvait être reconductible. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) Un appel de soutien aux employés de Tamedia, qui sont en grève, a été lancé. Pour sa part, le groupe zurichois a demandé à l'Office vaudois de conciliation d'intervenir. (Mercredi 4 juillet 2018) Les quotidiens de Tamedia sont apparus bien amaigris, mercredi matin. Ainsi, l'édition du «Matin» se résume à vingt-quatre pages, soit une vingtaine de moins qu'à l'accoutumée. (Mercredi 4 juin 2018) Les journalistes de Tamedia Publications Romandes exigent que l'éditeur zurichois renonce notamment aux licenciements prononcés depuis le mois de juin. (Mardi 3 juillet 2018) Une centaine de personnes se sont rassemblées devant la tour de l'avenue de la gare, dont les conseillers nationaux socialistes Samuel Bendahan et Rebecca Ruiz. (Jeudi 28 juin 2018) Elisabeth Di Blasi, de Syndicom, affiche la couleur. (Jeudi 28 juin 2018) Les licenciements ont été annoncés individuellement. Tamedia va procéder à 36 licenciements, dont 22 dans la rédaction, et à quatre réductions de temps de travail. (Jeudi 28 juin 2018) Dominique Diserens, secrétaire centrale d'impressum et Stéphanie Vonarburg, du syndicat Syndicom, devant la tour de l'avenue de la gare à Lausanne. (Jeudi 28 juin 2018) Réunis à la mi-journée en assemblée générale, une centaine de collaborateurs a décidé à une écrasante majorité de laisser «une dernière chance au dialogue». (Jeudi 28 juin 2018)

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Pour le troisième jour consécutif, «24heures», «la Tribune de Genève» et «Le Matin» sont parus vendredi avec une pagination réduite. Leurs rédactions étaient en grève jusqu'à minuit pour contester les mesures prises par l'éditeur zurichois Tamedia.

Jeudi, les deux parties ont accepté la médiation vaudoise aux conditions suivantes. Les deux parties sont d'accord de suspendre avec effet immédiat, et tant que dure la médiation, toutes mesures comme licenciements et grèves, a expliqué le Conseil d'Etat vaudois. Une première séance est agendée le lundi 9 juillet.

La grève a débuté mardi à 16h dans les rédactions de «24 heures», la «Tribune de Genève», du «Matin» et du «Matin dimanche», alors que «20 minutes» ne prenait pas part au mouvement. Les journalistes demandaient à l'éditeur de ne pas procéder à la suppression du Matin papier et de renoncer aux licenciements prononcés.

Fin juin, Tamedia a rejeté toutes les alternatives proposées par la rédaction. Il a annoncé 36 licenciements dont 22 dans la rédaction et quatre réductions de temps de travail. L'éditeur zurichois affirme que le journal a perdu 34 millions de francs au cours des dix dernières années et qu'il veut désormais le développer comme «une marque numérique solide avec une rédaction dédiée».

C'est la deuxième fois de l'année que des journalistes se mettent en grève. En janvier, les rédacteurs de l'agence télégraphique suisse étaient également descendus quatre jours dans la rue pour protester contre un plan d'économie, prévoyant la suppression de 35,6 équivalents plein temps sur un total de 150 dans la rédaction.

(nxp/ats)