Châtiments corporels

26 février 2019 10:08; Act: 26.02.2019 18:14 Print

«Deux claques? Ce n'est pas un mauvais souvenir»

Les parents ont encore trop recours aux châtiments corporels et violence psychologique pour éduquer leur progéniture.

Une faute?

La fréquence des violences sur mineurs est en recul constant en Suisse. Mais châtiments corporels et violence psychologique restent des méthodes utilisées dans l'éducation des enfants. La moitié des parents recourent aux premiers, alors que près de 70% à la seconde.

Globalement, 95% des parents interrogés déclarent avoir toutefois rarement recours à la violence physique, voire jamais, un taux en nette hausse par rapport à la première étude conduite en 1990. Ces chiffres ressortent de l'étude sur le comportement punitif des parents en Suisse, publiée mardi et menée par l'Université de Fribourg.

130'000 enfants

La forme de châtiment corporel «privilégiée» est la fessée donnée à la main. Les coups administrés avec des objets ou la douche froide sont plus rares. Seule une minorité de parents inflige des châtiments corporels au quotidien, révèle l'étude à la demande de la fondation Protection de l'enfance Suisse.

Pourtant, selon les estimations des auteurs, 130'000 enfants vivant en Suisse pourraient être concernés par un recours régulier à la violence physique de la part de leurs parents. Ces derniers battent généralement leurs enfants dans des situations particulièrement tendues.

Les résultats soulignent l'importance du travail de sensibilisation contre le recours à la violence, ainsi que des règles de prévention à appliquer pour entretenir un climat non violent entre parents et enfants, notent encore les auteurs de l'étude. Malgré tout, les travaux révèlent un recul continu de la fréquence des violences.

Renoncement complet

Le même constat avait été dressé entre 1990 et 2003, et la baisse se poursuit à un rythme analogue depuis 2003. L'évolution s'explique notamment par le renoncement complet à la violence d'un nombre croissant de parents et, parallèlement, à une baisse sensible du nombre des parents ayant fréquemment recours à la violence.

Les châtiments corporels sont en recul principalement chez les parents de jeunes enfants et de plusieurs enfants. Environ sept personnes interrogées sur dix déclarent utiliser la violence psychologique occasionnellement, indique l'Université de Fribourg dans le détail.

Près de deux tiers de ces personnes disent le faire rarement ou très rarement et, pour plus de la moitié des sondés, le dernier épisode remonte à plus d'un mois. La forme de violence psychologique la plus couramment pratiquée par les parents (42%) consiste à chercher à blesser l'enfant avec des mots et à le gronder rudement.

Potentiel d'amélioration

Les parents menacent plus rarement (12%) leurs enfants de les confier à d'autres parents ou à une institution, précise le communiqué. Les capacités et la santé des générations futures pourraient être améliorées par une baisse notable du recours à la violence psychologique.

Compte tenu du nombre encore élevé d'enfants concernés par un recours régulier à la violence de la part de leurs parents, ce domaine représente un fort potentiel pour la société suisse.

L'étude s'intitule «Le comportement punitif des parents en Suisse. La violence physique et psychologique dans l'éducation et au sein du couple parental en Suisse: enquête instantanée et analyse des tendances». Elle se fonde sur les données recueillies lors d'un sondage effectué auprès d'un échantillon représentatif de 1523 personnes.

(nxp/frb/ats)

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 72 heures est automatiquement désactivé en raison du très grand nombre de messages que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • prof le 26.02.2019 18:21 Report dénoncer ce commentaire

    enfants rois !

    c'est du grand n'importe quoi! regardez ces jeunes qui aujourd'hui harcèlement et violentent tout le monde, ces petits enfant rois qui savent que personne n'osera les toucher... eux, par contre, se fichent éperdument et violentent tout leur entourage... ou va le monde! ps. avez-vous remarqué une maman chat? quand les chatons se comportent de manière indue, ils sont châtiés et ... apprennent!

  • seb le 26.02.2019 18:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    n'importe quoi

    faut arrêter un peu ... une bonne fessée bien mérité n'a jamais tué ! regarder ou en sont les enfants d'aujourd'hui sans ça franchement ! des injures a tout va , des gamin encore dehors a des heures pas possible n'écoute pas leur parents etc etc ... c'est bien la suisse ça !!! sans éducation un peu plus dur c'est sur les choses vont être pire a l'avenir !!!

  • Jeff le 26.02.2019 18:21 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    tout dépend du caractère de l'enfant

    j'ai reçu beaucoup de grosses claques quand j'étais enfant, certaines plus méritées que d'autres et je n'ai aucun problème avec mes parents. une claque comme correction n'est pas forcément la meilleure ou la pire solution tout dépend de l'enfant.

Les derniers commentaires

  • Trump le 28.02.2019 18:50 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    je suis pour

    la baffe éducative mais contre les violence psychologique(VP) car c'est mille fois pire qu'une baffe éducative car la VP c'est une torture qui perdure en permanence dans l'esprit alors qu'une baffe ça pique 2min et on a juste pas envie d'une autre et c'est tout .

    • Contre toute violence le 01.03.2019 07:30 Report dénoncer ce commentaire

      @Trump

      Aucune baffe n'est "éducative" puisqu'elle n'apprend rien du tout

  • Assez de violence ! le 28.02.2019 14:59 Report dénoncer ce commentaire

    Fier de vous ?

    Le discours des pro-fessées serait-il le même si je vous disais que la très grande majorité des enfants qui en reçoivent une, ça se passe avant même leur premier anniversaire (vous savez, quand ce sont encore des bébés qui ne peuvent ni parler ni marcher) ?

  • Allons au bout du truc le 27.02.2019 15:31 Report dénoncer ce commentaire

    Retournons aux bonnes vieilles méthodes

    Je pense du coup que tous les adeptes de la violence éducative dans les commentaires ci-dessous sont pour le retour aux bonnes vieilles méthodes tels que coups de bâtons ou fouet pour les adultes en cas de délit ? De même, si vous ne comprenez pas assez vite quelque chose ou bien ne faites pas exactement ce que veut votre patron, il peut vous en coller une, vous humilier, vous insulter ? Idem pour votre conjoint/e ? Ah non ? Tout ça est interdit par la loi ? Comme c'est bizaaaaare !

  • Perfidie le 27.02.2019 15:28 Report dénoncer ce commentaire

    A tous les pro-violence éducative

    C'est fou comme votre éducation à l'ancienne soi-disant tellement géniale ne vous a pas appris à gérer votre colère, frustration et impatience autrement qu'en frappant (un enfant en plus). Sentiment d'échec qu'on ne vous a pas appris à accepter sans doute

  • Lucie le 27.02.2019 13:32 Report dénoncer ce commentaire

    Qui a lu l'article ?

    En quoi frapper, donner une douche froide, isoler volontairement et longuement un enfant, essayer de lui faire du mal par les mots, le menacer de l'abandonner, etc (les exemples de l'article) a un rapport quelconque avec de l'éducation ?