Berne

02 mai 2016 14:07; Act: 02.05.2016 14:07 Print

Même si elle ne paie pas, la Reitschule ne fermera pas

Le centre alternatif bernois est tenu de verser un loyer à la ville. Il ne l'a toujours pas fait et ne risque pas de procédure d'expulsion.

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«Le Conseil de ville (exécutif) m'a clairement interdit toute mesure coercitive», a déclaré lundi Alexandre Schmidt (PLR), conseiller municipal en charge des finances, dans la «Berner Zeitung». «C'est une farce. Que va penser le grand public?», se demande-t-il.

Depuis les échauffourées de début mars, qui ont fait onze blessés parmi les forces de l'ordre, les autorités ont décidé que la Reitschule devait payer un loyer et les charges, rétroactivement à partir de janvier. Or, jusqu'ici, l'association Ikur, qui gère le centre situé à deux pas de la gare, n'a rien versé. La facture se monte à environ 100'000 francs.

En principe, la ville devrait traiter Ikur comme un locataire lambda. C'est à dire: envoyer une facture, ensuite un rappel, puis une menace de résiliation. Puis, si rien n'y fait, une procédure d'expulsion est lancée.

Exception

L'élu libéral explique que la menace de résiliation a été envoyée, mais qu'il est désormais pieds et poings liés par la volonté de ses collègues. Sa seule marge de manœuvre est «de se montrer avare en ce qui concerne l'entretien». Ainsi, les portes brisées ou les toilettes hors-service ne seront pas réparées. Ce qui concerne la sécurité sera toutefois toujours traité avec le plus grand sérieux, promet le conseiller.

Un contrat lie la Ville et la Reitschule depuis 2004. Alexandre Schmidt appelle désormais à dénoncer cet arrangement qu'il qualifie de «mascarade». Car, selon lui, un défaut de paiement ne suffit pas à le rendre caduque. Un nouveau document serait en préparation (lire encadré).


(dmz)