Suisse-France

11 janvier 2018 11:11; Act: 12.01.2018 20:00 Print

Marina Rollman explique Alain Berset aux Français

par Christine Talos - L'humoriste genevoise a livré sa vision ironique et tendre du nouveau président de la Confédération sur les ondes de France Inter.

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Expliquer la Suisse et son système politique aux Français: c'est ce qu'a tenté de faire avec brio l'humoriste genevoise Marina Rollman mercredi sur les ondes de France Inter. La chroniqueuse en a profité pour se moquer gentiment d'Alain Berset et de la présidence tournante de la Confédération.

«Chaque année, on a un nouveau président et tout le monde s'en fout», enrage-t-elle devant ses camarades qui ignorent bien entendu qui est Alain Berset. «Pour recommander des spectacles de mimes bhoutanais ou le cinéma iranien, il y a du monde en France, mais pour ce qui est de s'intéresser à son petit voisin suisse, un petit peu chiant mais pas méchant, il n'y a plus personne. »

Elle admet le côté peu attrayant de cette élection: oui la présidence en Suisse c'est un peu comme la chenille en soirée. T'as beau te faire discret, regarder ailleurs, au bout d'un moment forcément t'y passes, explique-t-elle en rappelant que 25 à 50% des Suisses ne savent pas non plus qui est le président. «Tu veux disparaître, tu deviens président en Suisse!» Larusso et d'autres artistes l'ont tous fait plusieurs fois, ironise-t-elle.

Ressemblance avec Edouard Philippe

Si elle a choisi de sortir de l'anonymat Alain Berset, c'est parce qu'elle trouve qu'il ressemble un peu au Premier ministre français Edouard Philippe. Et il n'y a pas de raison pour que celui-ci soit plus connu que son président! Et de citer plusieurs raisons pour cela: d'abord Alain Berset assume sa calvitie, contrairement à Edouard Philippe. Puis le Fribourgeois est champion du 800 mètres. Y a--t-il moins glamour? interroge-t-elle? Il aurait pu choisir le sprint ou le marathon. Mais non, il assume la suissitude jusqu'au bout et opte pour le 800 mètres. «C'est là qu'on voit que c'est un battant Alain», s'exclame-t-elle.

Enfin, elle rappelle les talents de pianiste d'Alain Berset, en diffusant quelques notes en fond sonore. «Allez, je suis trop fière! Votez Alain Berset! Ah bien non, on peut pas, désolée!», conclut-elle.

(nxp)