Réfugiés libyens

06 mars 2011 11:33; Act: 06.03.2011 12:18 Print

Maurer: pas besoin de l'armée aux frontières

Démentant les propos de son parti, Le conseiller fédéral UDC Ueli Maurer déclare ne pas vouloir envoyer des soldats à la frontière sud dans l'immédiat.

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L'envoi de soldats pour surveiller les frontières est envisageable, selon Ueli Maurer. (Photo: Keystone)

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Le ministre de la Défense Ueli Maurer ne voit pas de nécessité d'envoyer l'armée suisse à la frontière sud pour le moment. Le conseiller fédéral UDC contredit ainsi son parti dans un entretien publié par le «Sonntagsblick» dimanche.

Le Conseil fédéral discutera de la question d'une possible intervention de l'armée la semaine prochaine. Mais pour l'heure, on n'en prend pas le chemin, selon Ueli Maurer. C'est qu'il n'y a tout simplement pas plus de réfugiés que d'ordinaire.

Cependant, si la volonté politique existait, l'envoi de soldats pour surveiller les frontières est envisageable, affirme-t-il. L'armée aide d'ailleurs déjà aujourd'hui le corps des garde-frontière.

Drones et hélicoptères

«Nous faisons voler des drones et des hélicoptères munis de caméras infrarouges», indique le chef de la Défense. Il estime «que de telles actions peuvent être renforcées». Il faudrait cependant pour cela que davantage de personnes soient mises à disposition pour ce genre de mission.

Leur nombre se monte à l'heure actuelle à quelques centaines d'hommes. Si le Conseil fédéral se décide pour un service d'assistance, certains soldats devront effectuer deux cours de répétition par an.

Problèmes d'hébergement

Contrairement à ce qui s'est passé dans les années 1990 lors de l'arrivée de la vague de réfugiés d'ex-Yougoslavie, l'armée ne peut plus offrir de places d'hébergement, selon Ueli Maurer. Entretemps, l'armée a vu son budget et ses effectifs diminuer de moitié. «Nous ne sommes plus préparés à ce genre de situation», ajoute le ministre de la Défense.

Pour Ueli Maurer, la Suisse doit accueillir le moins possible de réfugiés économiques. La Suisse est un petit pays, et l'Afrique un grand continent, ajoute-t-il. Même si l'on accueillait 10'000 à 20'000 réfugiés, cela ne résoudrait pas les problèmes de l'Afrique.

(ats)