Suède

08 octobre 2019 16:39; Act: 08.10.2019 17:01 Print

Mayor et Queloz, des pionniers avant le Nobel

Désormais nobélisé, Michel Mayor a déjà reçu de nombreux prix au cours de sa longue carrière.

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Michel Mayor et Didier Queloz. (Photo: AFP)

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Ils ont été les pionniers d'un domaine de connaissance qui a explosé, avec plus de 4000 exoplanètes désormais recensées. En 2017, Michel Mayor et Didier Queloz avaient reçu en Israël le prix Wolf de physique. En 2015, Michel Mayor s'est vu remettre le Prix Kyoto ainsi que la médaille d'or en astronomie de la «Royal Astronomical Society»britannique. Ce dernier est remis aux plus grands physiciens comme Einstein ou Stephan Hawking depuis 1824.

En 2013, le Vaudois avait été retenu comme l'un des dix scientifiques de l'année pour la revue britannique Nature. Il est également titulaire de la Médaille Albert-Einstein, du Prix Marcel Benoist et du Prix Balzan, pour n'en citer que quelques-uns.

Interrogé dans le 12:45 de la RTS, Michel Mayor a exprimé sa reconnaissance pour tous ses collègues ingénieurs et techniciens qui ont contribué à construire les instruments ayant la sensibilité suffisante pour détecter les exoplanètes.

Le défi est maintenant la recherche de la vie. On connaît actuellement de nombreuses planètes qui ont des caractéristiques propices à la vie, encore faut-il développer les instruments nécessaires pour la détecter, a-t-il ajouté.

Le siècle de la planétologie

Interrogé par l'ats en 2005, dix ans après la découverte, dont il fêtait les 20 ans à l'UNIGE dans une vidéo visible ci-dessous, Michel Mayor prophétisait: «Le 21e siècle sera celui de la planétologie». Mais en 1995, la découverte des deux astronomes de l'Observatoire de Genève allait à l'encontre de la théorie admise.

«Quand nous avons fait notre annonce lors d'une conférence à Florence, sur 150 participants, seule une dizaine nous a crus», racontait Didier Queloz.

Une très vive controverse a d'ailleurs éclaté. Elle a duré un an. «Personne ne nous a vraiment crus avant que les Américains ne viennent confirmer notre découverte», a fait remarquer Didier Queloz. En science, les choses surprenantes sont rares et mettent plus de temps à être entérinées: «Nous avons ouvert une porte».

(nxp/ats)