Coûts de la santé

21 août 2019 18:55; Act: 21.08.2019 19:06 Print

Médecins et hôpitaux pour une tarification nationale

L'association professionnelle des médecins en Suisse a réagi mercredi au projet du Conseil fédéral pour endiguer la hausse des coûts du système de soins.

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(Image d'illustration) (Photo: Keystone)

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La FMH soutient l'idée d'une organisation tarifaire nationale pour les soins ambulatoires. Un tel dispositif est selon elle nécessaire pour pouvoir continuellement intégrer les progrès médicaux et technologiques.

Dans une organisation tarifaire nationale, les partenaires tarifaires pourraient développer des tarifs ambulatoires de manière analogue au domaine stationnaire, écrit la faîtière des médecins dans une prise de position sur les mesures du projet du Conseil fédéral.

La FMH ne soutient toutefois cette idée que dans la mesure où l'autonomie tarifaire et organisationnelle est assurée.

Tarifs dégressifs rejetés

La FMH rejette en revanche l'introduction de tarifs dégressifs parce qu'ils présentent le risque de limiter les prestations obligatoires auxquelles tous les patients ont droit, dit-elle. Et de conduire à une médecine à deux vitesses.

Le Conseil fédéral veut obliger les partenaires tarifaires à prévoir des mesures correctives dans les conventions tarifaires afin de réduire l'augmentation des volumes et des coûts. D'éventuelles augmentations injustifiées par rapport à l'année précédente devraient être corrigées. De facto, cela revient à introduire des tarifs dégressifs dès que l'objectif défini pour les coûts est dépassé, dit la FMH.

Secteur ambulatoire

H , l'organisation faîtière des hôpitaux, approuve aussi les mesures en vue de l'amélioration des tarifs du secteur ambulatoire adoptées par le Conseil fédéral et l'inscription dans la loi d'une nouvelle organisation tarifaire. Pour elle, ce projet doit être traité par le Parlement de façon prioritaire, dit-elle dans une prise de position.

H est par contre déçue par la volonté du Conseil fédéral d'introduire un système de prix de référence pour les médicaments et d'accorder aux assureurs un droit de recours contre les planifications hospitalières cantonales. Un tel droit entraînera une grande insécurité juridique et empêchera une adaptation rapide de ces planifications, pense H .

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • L'Arbitre le 21.08.2019 19:21 Report dénoncer ce commentaire

    Berset l'illusionniste

    Curieusement, les entreprises multinationales qui facturent le matériel médical trois fois plus cher en Suisse que dans les pays voisins ne semblent pas concernées par ce bel effort de rationalisation.

  • muli le 21.08.2019 19:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    mouton

    s'attaquer à l'hôpital. au lieu des assurance. ... il suffi de déduire leurs coûts et intérêts , Et comme par magie on a presk 50% d'économie. hahaha . Mais non les moutons on voté non . Si on prend les assurances on aura facile 25% de réduction.

  • Martine le 21.08.2019 19:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Assurance santé ou maladie

    C'est pas la santé qui coûte cher. C'est la maladie. Si les assurances investissaient dans la prévention on éviterait peut-être certaines maladies. Parce que les assurances ne veulent pas entrer en matière pour la prévention et ensuite ils chipotent pour rembourser les frais des maladies. Alors pourquoi on paye des primes ???

Les derniers commentaires

  • Un citoyen le 23.08.2019 18:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Et les medoc?

    Commencer par mettre TOUT les médoc a la moyenne européenne. Et arrêter de faire du Suisse, le financier de la recherche des grand groupe pharma a Bâle. La on va vraiment économiser

  • Imbé..... le 22.08.2019 17:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On tourne en rond

    Enfumage!! Ce qu'on veut c'est la baisse des primes! Toutes les autres théories nous les cassent.

  • en passant le 22.08.2019 09:54 Report dénoncer ce commentaire

    échos

    oui au progrès...non à l'excès. Les centres d'imageries se multiplient à grande vitesse, les médecins spécialistes également, la forte concentration de ces derniers engendre une multiplication déraisonnable d'actes inutiles. Dans le même temps, la pénurie de généraliste dans les agglomérations de moyenne importance reste flagrante. etc etc...... et ce n'est pas la levée des moratoires pour l'installation de nouveau spécialistes qui va améliorer la situation.

  • y en a marre le 22.08.2019 06:53 Report dénoncer ce commentaire

    bla bla bla

    une médecine à deux vitesses, existe déjà.

  • J. Ykroapa le 22.08.2019 06:14 Report dénoncer ce commentaire

    Une vraie solution....,

    Les génériques remboursés pas les médics originaux. 3x pris les génériques, 2x recommencé le traitement..... de plus, en Suisse on paye et les génériques et les originaux plus chers que les autres pays. En France, on peut acheter le Dafalgan pour quelques euros. Impossible en Suisse, il faut passer chez le médecin et le médic est 6x plus cher. Et c'est comme cela à tous les niveaux avec la bénédiction du gouvernement! C'est les assurances qui veulent arrondir les bonus.... des dirigeants

    • Gad horus le 22.08.2019 06:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @J. Ykroapa

      Si jamais vous pouvez acheter du Dafalgan sans ordonnance, et ce n'est pas la ruine quand même, sinon continuez d'aller en France. En revanche il est normal de prendre rdv chez le médecin car lui seul connait votre dossier et vous prescrire un médicament adapté, contrairement à une pharmacie. Mais oui les médicamments restent très cher en Suisse, mais ce n'est pas la seule cause de la hausse des coûts. C'est très facile de facturer tout et n'importe quoi tout en sachant qu'au final ce sont les assurances qui payeront la facture, et voilà, après il ne faut pas s'étonner. Et aussi lorsqu'un patient à un problème, de lui dire de faire du sport ou de prendre du dafalgan, et les nombreux cas de burn out dont certains finissent en dépression, pour ne citer que ça. Au lieu de prôner des baisses de prestations des assurances en voulant faire baisser les prix des génériques, il faut aussi résoudre les problèmes en amont en guise de prévention, ce qui limiterait les coûts de la santé à mon sens. Peut-être que je me trompe mais c'est quand même une piste à explorer.