Chambres fédérales

13 mars 2011 09:32; Act: 13.03.2011 16:15 Print

Moins de méga-sessions au Parlement

Concilier travail et garde des enfants pendant les sessions des Chambres n’est pas une sinécure. Des parlementaires veulent changer le système.

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Chantal Galladé propose de supprimer les sessions parlementaires de trois semaines et de les remplacer par des séances hebdomadaires de deux jours. (Photo: Keystone)

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Chantal Galladé (41 ans), la conseillère nationale socialiste zurichoise, est une pionnière en la matière. Il y a six ans, elle avait déjà amené sa petit fille Aline au Conseil national où elle l’allaitait. N’empêche que maternité et vie parlementaire sont difficilement conciliables, surtout pour des mères qui élèvent leurs enfants toutes seules. «Se débrouiller pour organiser la garde des gosses pour les quatre sessions des Chambres, qui durent trois semaines chacune, est une gageure», proclame la conseillère zurichoise dans le «SonntagsBlick». Elle propose de changer totalement de système en abolissant les méga-sessions de trois semaines et de les remplacer par des réunions hebdomadaires de deux jours.

Galladé est persuadée que cette réforme ne profiterait pas seulement aux jeunes mamans mais également aux employés qui ont toutes les peines du monde à concilier leur activité de parlementaires avec leur vie professionnelle.

Isabelle Moret (40 ans), jeune mère et conseillère nationale PLR vaudoise, approuve la proposition de sa collègue Galladé : «La garde des enfants pendant les sessions posent de grands problèmes. Le modèle à deux jours par semaine poserait cependant pas mal d’ennuis aux parlementaires qui se déplacent de loin pour venir à Berne», commente-t-elle.

Le jeune conseiller national UDC Lukas Reimann (28), qui achève ses études de droit par correspondance en raison de son activité parlementaire, accueille cette proposition avec enthousiasme. «Pour un jeune qui est souvent simple employé, il est pratiquement impossible de concilier vie professionnelle et activités parlementaires d’un élu au plan fédéral», explique-t-il.

Même des parlementaires plus âgés sont prêts à examiner plus à fond la proposition de Chantal Galladé. Comme Doris Fiala (53 ans), par exemple, la conseillère nationale PLR zurichoise, mère de trois enfants adultes: «Les sessions de trois semaines absorbent énormément d’énergie à la fois», commente-t-elle. Quant à l’entrepreneur UDC Peter Spuhler (51 ans), il veut maintenir coûte que coûte le système actuel : «Cette proposition serait un pas de plus vers un parlement de professionnels et elle coûterait beaucoup trop », déclare le conseiller national.

(rga)