Côte d'Ivoire

26 février 2011 21:30; Act: 26.02.2011 21:37 Print

Nouveaux affrontements, l'exode continue

De nouveaux combats ont eu lieu samedi dans le quartier d'Abobo à Abidjan.

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22.07 Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé vendredi avoir effectué une série de visites à un groupe de personnes détenues ou sous résidence surveillée, parmi lesquelles figure l'ancien Président de la République de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo. 16.07 Charles Blé Goudé, figure de proue du régime de Laurent Gbagbo, appelle le président ivoirien Alassane Ouattara à cesser de réprimer les partisans du président déchu et assure qu'il ne sera «pas un opposant qui prend les armes». 13.04 L'ex-chef d'Etat ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté lundi, est assigné à résidence, a annoncé mardi soir le gouvernement du président Alassane Ouattara. 12.04 Désiré Tagro, ex-ministre de l'Intérieur et proche de Laurent Gbagbo, est décédé mardi dans des circonstances troubles. M. Tagro faisait partie des fidèles de M. Gbagbo qui avaient été arrêtés avec lui lundi après l'assaut sur la résidence présidentielle. Certains quartiers d'Abidjan était mardi le théâtre de pillages et dans certains quartiers des coups de feu se faisaient entendre, ont rapporté des habitants. «Ne me tuez pas!»: ce sont les premiers mots qu'a prononcés, selon un témoin, l'ex-président ivoirien quand ses tombeurs sont venus le chercher lundi à sa résidence d'Abidjan. Laurent Gbagbo et sa femme, Simone, auraient essuyé quelques coups pendant de l'arrestation. Les rebelles autour de Simone, la femme de Laurent Gbagbo. Alassane Ouattara, président internationalement reconnu de Côte d'Ivoire a affirmé lundi que le pays était «à l'aube d'une nouvelle ère d'espérance», dans sa première intervention après la chute du président sortant Laurent Gbagbo. Le président Gbagbo et sa famille ont subi un contrôle médical après leur arrestation le 1a1 avril 2011. Simone Gbagbo, l'épouse du président sortant, et d'autres membres de la famille ont également été arrêtés. 11.04 Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté lundi après-midi à sa résidence. Les partisans d'Alassane Ouattara ont fêté l'événement. 11.04 Des combats au sol, à l'arme lourde et légère, opposaient lundi matin les forces du président sortant et celles de son rival. La résidence de l'ambassadeur de France à Abidjan a été visée par des tirs des forces pro-Gbagbo vendredi 8 avril. 07.04 Laurent Gbagbo refuse toujours de se rendre. Le président ivoirien sortant est retranché dans son bunker. 06.04 Laurent Gbagbo serait retranché à Abidjan avec le dernier carré de ses fidèles et négocie avec l'ONU et les troupes françaises. 05.04 Les combats continuent à Abidjan. 04.04 Des hélicoptères de l'ONU ont tiré sur le palais et la résidence de Gbagbo à Abidjan. Les forces d'Alassane Ouattara ont lancé le 4 avril une offensive contre les troupes de son rival Laurent Gbagbo à Abidjan. 03.04 La bataille d'Abidjan connaissait une relative accalmie dimanche matin. 02.04 Quatre membres de la mission de l'Onu en Côte d'Ivoire ont été «grièvement blessés» par des soldats fidèles à Laurent Gbagbo, samedi à Abidjan. 01.04 Des casques bleus de l'Onu ont tué au moins cinq soldats fidèles au président sortant Laurent Gbagbo lors d'un accrochage à Abidjan. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo était toujours à Abidjan vendredi 1er avril en fin d'après-midi, selon des diplomqates français. Sa résidence a été attaqué par les troupes d'Alassane Ouattara. 01.04 Des combats intenses se déroulaient vendredi matin autour du palais présidentiel à Abidjan. 31.03 Des tirs à l'arme lourde ont été entendus jeudi à la mi-journée à Abidjan près d'un important camp de la gendarmerie fidèle au président sortant ivoirien Laurent Gbagbo. De son côté Alassane Ouattara a affirmé que ses forces se trouvaient aux portes d'Abidjan. Les partisans du président ivoirien reconnu par la communauté internationale ont pris le contrôle mercredi de la capitale politique du pays, Yamoussoukro. Cinquante personnes ont été tuées dans des violences durant la semaine écoulée en Côte d'Ivoire... , dont 26 dans un quartier d'Abidjan théâtre de violents affrontements, a annoncé l?ONU jeudi 3 mars. Les familles fuyaient la capitale ivoirienne après une semaine d'affrontements entre forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo ... et insurgés armés qui ont conduit la Côte d'Ivoire au bord de l'explosion. Des tirs à l'arme automatique sont signalés depuis plusieurs jours. La dernières semaine de février a été meurtrières en Côte d'Ivoire. L'ONU compte au moins 15 morts. Ces violences font suites aux élections présidentielles de décembre. Dimanche, la Suisse déconseillait les voyages vers la Côte d'Ivoire, «jusqu'à ce que la situation soit clarifiée». Les partisans d'Alassane Ouattara ont laissé éclater leur colère après l'invalidation de l'élection de leur favori. La Côte d'Ivoire a deux présidents et bascule doucement dans le chaos.

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Les familles fuyaient la capitale ivoirienne après une semaine d'affrontements entre forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo et insurgés armés qui ont conduit la Côte d'Ivoire au bord de l'explosion.

Selon des témoins, les tirs ont repris en début d'après-midi aux environs du secteur «PK-18», au coeur des combats qui ont transformé en champ de bataille ce quartier nord favorable à Alassane Ouattara, reconnu chef de l'Etat par la communauté internationale après le scrutin contesté du 28 novembre.

«Ca tirait très fort, à l'arme lourde et à la kalachnikov», a indiqué un habitant, précisant que les tirs avaient pratiquement cessé vers 17h00 (18h00 suisses). Selon des habitants, une accalmie avait régné depuis vendredi mais «Bagdad», comme est désormais surnommé Abobo, gardait les traces de ces journées de feu et de sang.

«Ce matin j'ai vu des corps, des civils apparemment, que personne n'avait récupérés», a raconté un chauffeur, sans pouvoir préciser quand ils avaient été tués. Un bilan des combats restait impossible à établir mais de nombreux témoins ont fait état d'affrontements très meurtriers.

Pendant ce temps, «le quartier se vide», a dit une habitante après une nuit sous couvre-feu, mesure instaurée pour le week-end par le régime Gbagbo dans toute la moitié sud du pays sous son contrôle.

Un groupe «invisible»

«Les mini-cars ont pu entrer et sont pris d'assaut» par des mères et leurs enfants, a raconté cette jeune femme, elle-même partie rejoindre de la famille dans le quartier de Yopougon.

Baptisé par la presse locale «commando invisible», le groupe, armé notamment de lance-roquettes, qui a attaqué depuis janvier les FDS à Abobo avant de redoubler d'activité ces derniers jours, continue de susciter les interrogations.

Pour les FDS, il est composé d'éléments infiltrés de la «rébellion» des Forces nouvelles (FN), qui tient le nord du pays depuis son putsch manqué de 2002 et s'est alliée à Alassane Ouattara au commencement de la crise post-électorale.

Mais dans le camp Ouattara on récuse toute implication, affirmant qu'il s'agit d'habitants ayant pris les armes ou de FDS ayant fait défection. Dans la capitale politique Yamoussoukro, théâtre pour la première fois d'affrontements à l'arme lourde dans la nuit de jeudi à vendredi, le calme était revenu samedi.

Situation incertaine dans le «Grand Ouest»

Dans le «Grand Ouest», région instable proche du Liberia, la situation était incertaine au lendemain de la prise par les FN de deux localités aux confins de la zone sud. Les FDS assuraient samedi en avoir chassé l'ennemi.

La semaine écoulée a donné un caractère presque irréel aux efforts de médiation menés par l'Union africaine pour résoudre la crise, qui a déjà fait au moins 315 morts selon l'ONU et poussé des dizaines de milliers d'Ivoiriens hors du pays.

Quatre chefs d'Etat - Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Idriss Deby Itno (Tchad) et Jakaya Kikwete (Tanzanie) - ont rencontré les rivaux ivoiriens en début de semaine à Abidjan.

Chargés au départ d'élaborer des solutions «contraignantes» pour les parties d'ici fin février, ils se concerteront de nouveau le 4 mars à Nouakchott. «Nous ne sommes pas au bout de nos peines», avait convenu le président mauritanien.

(ats)