Accident dans une usine chimique

11 avril 2019 20:47; Act: 11.04.2019 20:54 Print

Ouvrier condamné pour la mort d'un collègue

Un conteneur plein de substances chimiques avait explosé en 2014 sur le site de Pratteln (BL). Un ouvrier a été reconnu coupable d'homicide par négligence pour la mort de son collègue.

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(Photo: Keystone/archive/photo d'illustration)

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Le Tribunal pénal de Muttenz (BL) a reconnu coupable jeudi un collaborateur du fabricant allemand de spécialités chimiques Cabb d'homicide par négligence suite à la mort d'un collègue sur le site de Pratteln (BL). Egalement accusé, le chef de service a été acquitté.

Le coupable a aussi été condamné pour explosion par négligence. Il écope d'une peine pécuniaire avec sursis de 140 jours-amendes à 130 francs. Il doit également verser plus de 56'000 francs à la famille du défunt. Les deux défenseurs plaidaient l'acquittement. Le jugement n'est pas encore entré en force. Des recours sont possibles.

Mauvais conteneur

En juillet 2014, un conteneur plein de substances hautement toxiques a explosé dans une salle de production de l'entreprise. Un jeune chimiste a subi des brûlures si graves aux voies respiratoires qu'il en est mort deux mois plus tard.

L'employé condamné et son collègue décédé ont versé un liquide dans un mauvais conteneur, qui contenait un reste de solvant hautement inflammable. Le mélange a pris feu et le conteneur a explosé.

Se déplaçant à l'aide de béquilles en raison d'une blessure à la jambe, la victime n'a pas pu se mettre à l'abri à temps. En réalité, elle n'aurait pas dû se trouver du tout dans la zone de production. Du fait de sa blessure, elle avait été assignée à un poste dans la salle de contrôle de l'usine.

L'explosion aurait pu être évitée

Le conteneur qui a explosé ne possédait pas de câble de mise à terre, qui aurait pu empêcher l'inflammation du mélange toxique. Il s'agissait d'un ancien modèle. Depuis 2012, tous les nouveaux conteneurs achetés par l'entreprise possèdent cette mise à terre désormais obligatoire.

La présidente du tribunal a considéré que le travailleur aurait dû inspecter le conteneur au moment de son utilisation. Le chef de service, lui, ne pouvait pas tout contrôler étant donné que des anciens conteneurs étaient encore utilisés sur l'ensemble du site.

(nxp/ats)