Elections fédérales

13 avril 2019 14:20; Act: 14.04.2019 18:36 Print

PDC: Gerhard Pfister fait son autocritique

Le président du parti démocrate-chrétien estime qu'il n'a pas encore le succès nécessaire à son parti et s'attribue la note de 4 sur 10.

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Malgré ses prestations, Gerhard Pfister se montre confiant face aux élections fédérales. (Photo: Keystone)

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A près de six mois des élections fédérales, le président du PDC Gerhard Pfister fait son autocritique. «Les résultats ne me font pas dire que j'ai réussi à remettre le parti sur la voie du succès», a admis le conseiller national zougois à la radio alémanique.

Le parti traverse une période certainement difficile, a déclaré Gerhard Pfister au micro de la Samstagsrundschau de la radio SRF. Si le PDC n'a pas été perdant dans tous les cantons et qu'il a pu maintenir en partie ses sièges, le redressement n'est pas encore là. «Nous n'avons pas encore obtenu le succès nécessaire au parti». Le président du PDC se donne la note 4 sur 10 pour ses propres prestations.

Confiant

Malgré cela, Gerhard Pfister se montre confiant face aux élections fédérales. Entre l'automne dernier et janvier, le parti a réussi à se stabiliser: «Cet optimisme repose sur les récentes élections cantonales». A Lucerne, le PDC reste de loin le parti le plus fort et il n'a perdu aucun siège à Bâle-Campagne et Zurich.

Parallèlement, le Zougois exhorte les partisans du PDC à faire preuve de patience: «Ceux qui croient que le succès tombe du ciel sous-estiment le travail nécessaire». Il a par exemple fallu des années au PLR pour réussir à se redresser.

La voie suivie par le PDC est devenue plus claire ces derniers mois, estime son président: «Nous nous engageons pour le consensus, le fédéralisme et la cohésion en Suisse». La polarisation n'a pas fait avancer le pays.

Le président du PDC s'est aussi exprimé sur la décision du Tribunal fédéral, mercredi, d'annuler la votation du 28 février 2016 sur l'initiative populaire du PDC contre la pénalisation du mariage.

Après cette décision «juste et historique», le Parlement a le droit de débattre à nouveau de cette initiative, estime Gerhard Pfister. Une simple répétition de la votation n'est toutefois pas une option à ses yeux: «Le Parlement doit avoir l'occasion de réfléchir à la question en disposant des chiffres réels».

(nxp/ats)