Suisse

02 juillet 2018 10:22; Act: 02.07.2018 12:03 Print

Pas besoin d'un «oui» aux aliments de qualité

Alain Berset estime superflue l'initiative «pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques».

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Pour Alain Berset, le texte de l'initiative va même trop loin sur certains points. (Photo: Keystone)

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La Suisse n'a pas besoin de l'initiative de Verts pour garantir la qualité des aliments. Pis, l'acceptation de ce texte pourrait faire augmenter les prix et diminuer l'offre. Alain Berset a lancé lundi la campagne en vue de la votation du 23 septembre.

L'initiative «pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques» demande que la Confédération renforce l'offre de denrées alimentaires sûres et de bonne qualité. Celles-ci devraient être produites dans le respect de l'environnement, des ressources et des animaux, ainsi que dans des conditions de travail équitables.

Des exigences devraient être fixées pour la production et la transformation. Les produits agricoles importés utilisés comme denrées alimentaires devraient aussi répondre généralement à ces règles. Il faudrait viser le même objectif pour les denrées composées ou à degré de transformation plus élevé ainsi que pour les aliments pour animaux.

Commerce équitable

L'initiative «pour des aliments équitables» veut en outre privilégier les produits importés issus du commerce équitable et d'exploitations paysannes cultivant le sol ainsi que réduire les incidences négatives du transport et de l'entreposage des denrées alimentaires.

La Confédération légiférerait sur la mise sur le marché, sur la déclaration des modes de production et de transformation et prendrait des mesures contre le gaspillage. Elle pourrait conclure des conventions contraignantes avec les importateurs et le commerce de détail et devrait encourager la transformation et la commercialisation de denrées régionales et saisonnières.

Superflu

Le Conseil fédéral s'engage déjà globalement dans le sens de l'initiative. En Suisse, les denrées sont sûres et de bonne qualité, a affirmé le ministre de la santé Alain Berset devant la presse. L'initiative est superflue, il n'y a pas besoin de modifier la constitution.

Les denrées alimentaires doivent satisfaire à des exigences strictes. Le bien-être et la dignité de l'animal sont protégés par la loi. Des prescriptions de déclaration existent pour les denrées produites à l'étranger selon des méthodes interdites en Suisse (oeufs issus d'élevages en batterie, viande aux hormones).

Des labels permettent aux consommateurs de s'y retrouver. La Suisse, qui produit elle-même la moitié des denrées dont elle a besoin, s'engage en outre au niveau international pour une production durable et respectueuse de l'environnement.

Problème commercial

Mais l'initiative va trop loin sur certains points. Elle pourrait entraîner des conflits avec de traités internationaux, notamment ceux de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), les accords agricoles et de libre-échange passés avec l'Union européenne (UE) ainsi qu'une trentaine d'autres accords de libre-échange.

Le droit de l'OMC se base sur le principe de la non-discrimination. Faute de standards internationaux sur la production équitable et durable, la Suisse irait au-devant des litiges commerciaux si elle posait des obstacles à l'importation. Elle ne peut ainsi pas faire valoir le salaire trop bas versé à un ouvrier agricole à l'étranger.

Il n'est pas possible pour l'instant de connaître les conséquences concrètes d'un non-respect des accords, selon le directeur de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires Hans Wyss. Pour l'OMC, cela pourrait passer par des amendes ou l'obligation d'importer davantage d'un autre produit.

Dans le cadre de l'UE, les comités mixtes devraient se pencher sur la question. Quoiqu'il en soit, les contentieux ne seraient pas bons pour la Suisse qui tire un franc sur deux de son commerce extérieur, selon Alain Berset.

Plus cher et moins de choix

Il faudrait en outre mettre en branle un système compliqué pour vérifier les conditions de production à l'étranger. Le coût de ces contrôles pourrait faire augmenter le prix. Des normes plus strictes pour les importations pourraient par ailleurs diminuer le choix de denrées alimentaires en Suisse.

Ces dix dernières années, la Suisse a importé entre 3 et 3,8 millions de tonnes de denrées alimentaires par an, dont 80% en provenance de l'UE. En 2017, les boissons sans alcool représentaient 800'000 tonnes, les fruits 600'000, les oléagineux 500'000, les céréales 300'000 et les légumes 300'000.

Une partie est transformée en Suisse puis réexportée, par exemple le café mis en capsules. Pour les produits d'origine animale, la part produite en Suisse atteint les 99%.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • yorglaa le 02.07.2018 12:47 Report dénoncer ce commentaire

    alors OUI

    S'il dit ça, c'est une raison de plus pour voter OUI ! Puisqu'ils ne savent que nous mentir et cacher la réalité !

  • Vivi Debienne le 02.07.2018 12:54 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Marre

    Evidemment, monsieur je-sais-tout ne voit que par le petit bout de la lorgnette. A quand une vision davenir, une vision densemble ?

  • E. le 02.07.2018 12:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Par Etape

    On pourrait commencer par rendre obligatoire l'etiquettage standard des produits pour indiquer lorsqu'ils sont issue de l'agrochimie, ou ne respect pas assez l'équité dans la chaine de production.

Les derniers commentaires

  • Maintenant le 03.07.2018 20:09 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Assez

    Bon maintenant il faut lui dire ASSEZ mais vous allez OÙ

  • Mâlebouff Eytukrev le 03.07.2018 09:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Cancer tumeur, quand c'est que tu meurs?

    Un peu de consistance! le glyphosate est inoffensif: que des paysagistes engazonneurs meurent plus que les autres d'un cancer de la vessie n'a rien à voir, d'ailleurs les instructions de mise en uvre du fabricant aux professionnels sont clairs: protection des yeux, masque et combinaison étanche et douche après. Alors poison? Non, pas besoin d'interdire, mais quand on interdira et détruira par la Loi tout fourrage ou aliment au dessus d'un ppm de glyphosate, on sera consistant, pas avant. T'inquiète, tu clôtureras ta dernière feuille d'impôt bien avant que ça se fasse.

    • Anti Montmaudit le 04.07.2018 08:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Mâlebouff Eytukrev

      tv en france les paysans meurent jeunes anzhaimer parkinson maladies poumons cancers .. vive la vie à l'air pure parfumé aux pesticides et glicosolphates ..si les abeillent meurent il y a une raison

  • Manu Du Bled le 02.07.2018 22:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Des miettes

    Moi en suisse je mange des miettes f.p

  • Lolo2 le 02.07.2018 20:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Zero

    A côté de la plaque ce personnage???

  • Esculape le 02.07.2018 18:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Mauvais aliments

    s'il y a tellement de cancers de hictus , allergies diabète etc chez les jeunes et adultes , signifie que notre " excellente nourriture" ne l'est pas sauf sur la pub