Psychiatrie

28 février 2019 12:46; Act: 28.02.2019 13:09 Print

Pas d'interdiction des électrochocs en Suisse

Le Conseil fédéral ne juge pas nécessaire de bannir les traitements à base d'électrochocs, parfois employés en cas de dépression sévère.

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L'électroconvulsivothérapie est employée chez les patients souffrant de graves dépressions. (Photo: Keystone)

Une faute?

Le recours aux électrochocs est suffisamment encadré en Suisse pour éviter les abus. Partant de ce constat, le Conseil fédéral refuse d'interdire cette pratique dans le traitement des maladies psychiques, comme le demande le conseiller national Erich von Siebenthal (UDC/BE) dans une motion.

Accord explicite du patient

L'électroconvulsivothérapie est employée en Suisse chez les patients souffrant de dépressions sévères. Elle n'est plus aussi brutale qu'autrefois. Avant le traitement, les patients reçoivent des substances relaxantes qui détendent les muscles et évitent les spasmes. Chaque intervention est minutieusement surveillée, explique le gouvernement dans sa réponse publiée jeudi.

Cette méthode n'est utilisée que lorsque les effets des antidépresseurs et de la psychothérapie ne sont pas suffisants. Elle requiert l'accord explicite du patient. Dans le cas où lui ou ses proches contesteraient le traitement, les cantons seraient tenus d'engager les démarches nécessaires.

Lobotomie et leucotomie

Si un professionnel venait à recourir à des thérapies obsolètes, les autorités cantonales de surveillance seraient dans l'obligation de prendre des mesures disciplinaires pouvant aller jusqu'à une interdiction définitive d'exercer. Si un traitement entraînait une lésion corporelle grave, voire la mort, il pourrait faire l'objet de poursuites pénales. Or le Conseil fédéral n'a pas connaissance de cas de ce type.

Dans sa motion, Erich von Siebenthal demande aussi d'interdire la lobotomie et la leucotomie. Ces méthodes sont aujourd'hui obsolètes et ne sont plus utilisées en Suisse, relève le gouvernement. De telles interventions correspondraient à des lésions corporelles graves et donneraient lieu à des poursuites pénales. De fait, les dispositions actuelles équivalent à une interdiction.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Manuela le 28.02.2019 13:39 Report dénoncer ce commentaire

    a cette seule condition

    Daccord a un seule et unique condition avec NARCOSE COMPLET je sais de quoi je parle là et en plus marre de cette médecine Mengele en Psychiatrie donc

  • Lea le 28.02.2019 21:31 Report dénoncer ce commentaire

    Amnésie provoquée par des tarés

    ECT- Dans le cas où le patient ou ses proches contesteraient le traitement, les cantons seraient tenus d'engager les démarches nécessaire. Et ça c'est considérer comme un accord du patient ? Quelle est le but de la signature du patient s'il est contraint et que le traitement commencer ne peut pas être arrêter sans engager la responsabilité des cantons Dans la torture qui se pratique sans autorisation, éthique et surveillance par une autorité judiciaire .

  • Jacques Durand le 28.02.2019 20:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Parfois pas le choix

    Et si chacun se mêlait de ses affaires et ne parlait pas à la place des malades qui souffrent ?!

Les derniers commentaires

  • Stan Tyck le 02.03.2019 08:39 Report dénoncer ce commentaire

    Rien ne change

    Comme au bon vieux temps. Reflet de notre politique de droite renfermée.

  • Fabio Pereira Gomes le 01.03.2019 05:10 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Arrêtons.

    Aucun médicament, aucune opération ou autre pourrais guérir une dépression sévère ! Rien ne peut ! La personne elle même peut se guérir seule, sans aucune médication. Faut l'avoir vécu pour le comprendre ! Certes, chaque personne est différente et donc chaque dépression chez une personne peut différé est diffère ! Mais le fond du problème est là ! Et pour l'instant, le problème sont ces soit disantes « guérisons » ! Un médicament est une béquille !

  • Lea le 28.02.2019 21:31 Report dénoncer ce commentaire

    Amnésie provoquée par des tarés

    ECT- Dans le cas où le patient ou ses proches contesteraient le traitement, les cantons seraient tenus d'engager les démarches nécessaire. Et ça c'est considérer comme un accord du patient ? Quelle est le but de la signature du patient s'il est contraint et que le traitement commencer ne peut pas être arrêter sans engager la responsabilité des cantons Dans la torture qui se pratique sans autorisation, éthique et surveillance par une autorité judiciaire .

  • Jacques Durand le 28.02.2019 20:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Parfois pas le choix

    Et si chacun se mêlait de ses affaires et ne parlait pas à la place des malades qui souffrent ?!

  • Sam le 28.02.2019 18:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Renseignez-vous avant de paniquer

    Vive la désinformation... Si l on se renseigne un minimum, on apprend que les ECT n'engendrent aucun dégât cellulaire cérébral et ont moins d effets secondaires que les médicaments. Mais pour ça faut-il aller jusqu au bout de la réflexion et ne pas s arrêter aux vieilles pratiques et croyances.