Trompettiste amendé à Colombier (NE)

22 juillet 2018 16:32; Act: 22.07.2018 17:42 Print

Il s'agit d'une situation «récurrente»

par Vincent Donzé - Un jeune musicien neuchâtelois a écopé d'une amende de 100 francs pour avoir joué de la trompette chez lui, fenêtre ouverte. En dépit des promesses, les autorités locales ne lui viennent pas en aide.

storybild

Le trompettiste Pascal Perrenoud ne sera pas aidé par les autorités locales de Colombier (NE). (Photo: Le Matin/Christian Bonzon)

Sur ce sujet
Une faute?

La plainte d'un voisin lui a valu 100 francs d'amende, au motif qu'il troublait la quiétude d'un quartier en jouant à la trompette fenêtre ouverte. À Colombier (NE), Pascal Perrenoud (20 ans) pensait avoir trouvé une oreille attentive auprès des autorités. Las! «Il vous appartient de recourir ou non contre l'amende qui vous a été infligée», lui a écrit le Conseil communal en date du 19 juillet.

«Renseignements pris, il apparaît que la police de proximité est intervenue plusieurs fois durant l'année écoulée», indiquent les autorités dans un courrier adressé au trompettiste professionnel. Pour le Conseil communal de Milvignes, il s'agit non pas d'une situation «particulière», mais «récurrente».

Les autorités proposent un rendez-vous au trompettiste «après la période estivale», ceci «afin d'étudier des options qui pourront aboutir à une solution acceptable» en évitant un conflit «ouvert ou médiatisé».

«Je dois fermer ma fenêtre parce qu'il ne ferme pas la sienne», déplorait le dénonciateur, violoniste amateur. Le trompettiste a écopé d'une amende pour «bruit excessif», infraction commise entre 6 h et 22 h.

Le règlement de police stipule qu'«il est interdit d'incommoder les voisins par l'emploi d'appareils diffuseurs de son ou d'instruments de musique».

La description des faits tenait en deux phrases: «L'intéressé a incommodé le voisinage en jouant de la trompette dans sa maison avec les fenêtres ouvertes, contrevenant ainsi à l'art. 50 de la commune de Milvignes. Il a déclaré qu'il n'était pas disposé à utiliser une sourdine ou un autre moyen pour réduire le bruit.»

Joueur de flûte, de violoncelle et de piano, le conseiller communal Yanick Bussy estimait alors que «le règlement de police a été mal interprété» et qu'il devait être modifié. Il paraît que la musique adoucit les moeurs...

(nxp)