Canton de Bâle-Campagne

21 février 2020 13:48; Act: 21.02.2020 16:22 Print

Peines allégées pour une rixe à Reinach

Les protagonistes d'une bagarre dans une école de sports de combat en 2014 à Reinach (BL) ont vu leur condamnation réduite ce vendredi par le Tribunal cantonal.

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Six personnes avaient été blessées à Reinach lors d'une rixe qui avait impliqué plusieurs kickboxeurs. (Photo d'illustration) (Photo: Keystone)

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Le Tribunal cantonal de Bâle-Campagne a allégé vendredi les peines contre les protagonistes d'une rixe dans une école de sports de combat en 2014 à Reinach (BL). Le principal prévenu écope de 2 ans de prison avec sursis. Il avait été condamné à 33 mois de prison, dont 12 ferme, en première instance.

Dix-sept personnes ont comparu devant le tribunal, qui siégeait à Muttenz (BL), pour des faits remontant au 24 février 2014. Un groupe, mené par le principal prévenu, a attaqué des sportifs, dont des mineurs, qui s'entraînaient dans un centre de sports de combat. Six personnes ont été blessées.

Les deux principaux protagonistes, deux kickboxeurs, se connaissaient depuis longtemps. La victime principale s'entraînait chez le meneur des agresseurs. La relation entre les deux sportifs s'est envenimée et les provocations mutuelles ont mené à la rixe de février 2014.

Le tribunal a estimé que le combat entre les deux principaux prévenus était brutal, mais pas manifestement déloyal. Finalement, c'est l'agressé qui a remporté le combat.

Tentative de lésion corporelle grave

Le principal accusé a été reconnu coupable de tentative de lésion corporelle grave. Il a utilisé des techniques de combat interdites et il a ainsi risqué de blesser gravement son adversaire. L'accusation de lésions corporelles n'a en revanche pas été retenue. L'agressé n'a eu que des blessures légères, selon le tribunal.

Le principal prévenu a également été reconnu coupable d'agression, de séquestrations et de violation de domicile, comme en première instance. Il écope finalement de deux ans de prison avec sursis.

À une exception, tous les autres prévenus écopent de peine de prison avec sursis et de peines pécuniaires plus légères qu'en première instance. L'agressé réclamait des dommages et intérêts d'un montant à cinq chiffres. Il n'a obtenu que 5000 francs, une somme qualifiée de «généreuse» par le tribunal.

(nxp/ats)