Education

14 novembre 2011 14:19; Act: 14.11.2011 16:43 Print

Pénurie de profs suisses dans les universités

Beaucoup d’étudiants préfèrent partir dans le privé plutôt que de tenter une carrière universitaire. D’ici 2012, le taux de professeurs étrangers sera de 50%.

storybild

La carrière universitaire séduit de moins en moins, surtout à cause du manque de sécurité.

Une faute?

Les universités comptent de moins en moins de professeurs suisses parmi leurs rangs. D’ici 2012, 50% des professeurs seront des étrangers. C’est ce que démontre une récente publication de l’Office fédéral des statistiques (OFS), écrit lundi la «NeueLuzernerZeitung».

Problème au niveau des doctorants

Pour le président du Conseil national de la recherche du Fonds national suisse (FNS), Dieter Imboden, le problème se trouve au niveau des doctorants et non des professeurs: «Trop peu d’étudiants choisissent la voie universitaire. Les branches mathématiques, techniques et scientifiques sont les plus touchées. Plus de la moitié des doctorants à l’école polytechnique fédérale de Zurich viennent de l’étranger. Nous voudrions bien engager plus de Suisses, mais nous n’en trouvons pas.» «Mais le grand nombre de profs étrangers fait aussi la qualité de nos hautes écoles. Dans une comparaison mondiale, nous pouvons constater qu'en Suisse, le taux des professeurs indigènes est relativement élevé par rapport aux autres pays», a-t-il ajouté.

Secteur privé plus lucratif

Selon Dieter Imboden, de plus en plus d’étudiants suisses préfèreraient, en effet, se lancer dans une carrière dans le secteur privé qui est souvent plus lucrative et offrirait de meilleures perspectives. «Avec leurs diplômes en poche, les étudiants suisses ont une multitude de possibilités. Je pense qu’il faudrait leur donner plus de sécurité. Car avant de devenir professeur d’université, il faut d’abord commencer en tant qu’assistant. Et il existe des branches ainsi que des facultés dans lesquelles une place de prof se libère chaque 5 à 10 ans seulement. Dans une grande entreprise, les personnes qualifiées sont repérées plus rapidement et affectées dans un autre secteur. La Suisse ne possède aucune instance qui se préoccupe de la relève dans le monde de la recherche.»

Modèle américains

Aux Etats-Unis, le «Tenure-Track-Programme» englobe tous les doctorants et professeurs assistants. Ces derniers sont régulièrement soumis à des évaluations. En contre-échange, ils ont de bonnes chances de trouver un emploi fixe en tant que professeur. «C’est à ce niveau-là que le Fonds national suisse souhaiterait investir et innover», affirme Dieter Imboden.

(ofu)

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 72 heures est automatiquement désactivé en raison du très grand nombre de messages que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Romain Iso le 14.11.2011 21:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ProfDuPrivé

    ils n'ont qu'à proposer à des consultants du privé qui par leur savoir et leur expérience ont largement un niveau de doctorat de venir donner les cours. En plus, les cours seront orientés sur les vrais besoins de l'industrie puisque dispensés par des consultants praticiens avant tout.

  • Justice le 15.11.2011 11:13 Report dénoncer ce commentaire

    QUI ??

    Qui à défendu la libre circulation, qui défend encore ce qui vient d'ailleurs uniquement mais combat ce qui est d'ici, les universitaires ne doivent en aucun cas se plaindre de cette situation qui va encore se dégrader ils en sont les premiers responsables car trop pédants pour certains de leurs "savoir" qu'ils pensent unique.

  • LeProfessionnel le 14.11.2011 18:07 Report dénoncer ce commentaire

    La voie de garage

    Tout le monde sait que professeur d'université c'est une voie de garage

Les derniers commentaires

  • Justice le 15.11.2011 11:13 Report dénoncer ce commentaire

    QUI ??

    Qui à défendu la libre circulation, qui défend encore ce qui vient d'ailleurs uniquement mais combat ce qui est d'ici, les universitaires ne doivent en aucun cas se plaindre de cette situation qui va encore se dégrader ils en sont les premiers responsables car trop pédants pour certains de leurs "savoir" qu'ils pensent unique.

  • Romain Iso le 14.11.2011 21:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ProfDuPrivé

    ils n'ont qu'à proposer à des consultants du privé qui par leur savoir et leur expérience ont largement un niveau de doctorat de venir donner les cours. En plus, les cours seront orientés sur les vrais besoins de l'industrie puisque dispensés par des consultants praticiens avant tout.

  • LeProfessionnel le 14.11.2011 18:07 Report dénoncer ce commentaire

    La voie de garage

    Tout le monde sait que professeur d'université c'est une voie de garage