Suisse

27 novembre 2019 06:42; Act: 27.11.2019 06:51 Print

Pétition déposée pour les jeunes requérants

Mardi, près de 10'500 signatures ont été remises à la Chancellerie fédérale pour soutenir la formation des jeunes requérants déboutés.

Les jeunes requérants d'asile et la formation.
Une faute?

Les jeunes requérants d'asile doivent pouvoir terminer la formation qu'ils ont entamée en Suisse, même s'ils ont entretemps reçu une réponse négative à leur demande. L'association «Une formation - un avenir» leur apporte son soutien, notamment via une pétition forte de près de 10'500 signatures et transmise mardi à la Chancellerie fédérale et au Grand Conseil bernois.

L'association a fait part mardi devant les médias de plusieurs cas de jeunes étrangers qui ont été contraints d'interrompre brusquement leur formation parce que leur demande d'asile avait été rejetée. Arrivés pour la plupart il y a plusieurs années en Suisse comme mineurs non accompagnés, ils ne peuvent être renvoyés, malgré la décision négative, et se retrouvent des années durant à l'aide d'urgence, sans aucune perspective.

Situation dramatique

Ils sont des centaines de jeunes migrants dans une telle situation dramatique en Suisse, indique l'association dans un communiqué. Mais ils ont trouvé des relais dès le début de 2019. Ainsi deux rencontres à Lausanne en février et à Olten en mai ont réuni autour des jeunes concernés et de leurs parrains-marraines, des patrons, des enseignants, ainsi que des professionnels de l'asile.

Ces rencontres ont permis d'initier la mobilisation. La demande, simple et pragmatique, est soutenue par plusieurs patrons et personnalités politiques, de droite comme de gauche: laisser ces jeunes terminer leur formation, précise l'association dans son communiqué.

Suisse alémanique plus mal lotie

Même si la pétition a d'abord été lancée en Suisse romande, le problème semble encore plus aigu en Suisse alémanique. Rien que dans le canton de Berne, où ont été recueillis près d'un cinquième des paraphes, entre 60 et 80 cas sont apparus depuis août 2018.

Et la situation est encore pire dans le canton de Zurich où les requérants d'asile ne peuvent même pas trouver de formation, a précisé à Keystone-ATS le Bernois Jürg Schneider, référant pour la Suisse alémanique de l'association «Une formation - un avenir».

(nxp/ats)