Suisse

25 avril 2019 12:17; Act: 25.04.2019 16:52 Print

Places d'amarrage: grande disparité des prix

La place la plus chère est à Lachen (SZ), avec un prix de 1500 franc, alors qu'elle coûte 10 fois moins à Romanshorn (TG). A Lausanne, il faut débourser 500 francs.

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A Lausanne, il faut débourser 500 francs pour une place d'amarrage. (Photo: Keystone)

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Les tarifs des petites places d'amarrage connaissent de trop grandes disparités entre les communes suisses. Le surveillant des prix pointe aussi du doigt les différences de prix pour l'inscription sur liste d'attente. Selon lui, elles ne sont pas justifiées.

«La place d'amarrage la plus chère est à Lachen (SZ) et coûte environ 1500 francs par mois. Alors que la moins chère, à Romanshorn (TG), coûte 143.75 francs par année», a indiqué jeudi dans un communiqué M. Prix.

Le Surveillant des prix a effectué une comparaison des petites places d'amarrage en Suisse, en 2019. L'analyse ne concerne donc que les moins chères, mesurant 2m x 5m. «Les différents niveaux de confort des places d'amarrage, l'âge et l'état des installations, ainsi que d'autres facteurs influencent les tarifs», a reconnu M. Prix. Mais, selon lui, les écarts importants entre les communes méritent tout de même des explications.

Même lac, prix différents

Autour d'un même lac, les tarifs varient. Pour le Lac Léman, une petite place au port de Nyon s'élève à un peu moins de 200 francs. A Montreux, elle coûtera 330 francs et à Lausanne, 500 francs.

Le Lac de Neuchâtel n'est pas en reste. Au port de la Ville, une place à l'eau s'élèvera à 200 francs environ. A la commune de Milvignes (NE), son coût annuel grimpera à un peu plus de 300 francs.

Différences de prix non justifiées

Les disparités de prix concernent aussi les listes d'attente. Pour un délai de 5 ans, les prix s'échelonnent entre 10 et 220 francs. «Comme dans ce cas ni le confort ni les investissements n'ont d'influence sur les coûts d'une entrée sur liste d'attente, ces disparités ne peuvent pas être justifiées», a affirmé M. Prix. D'après lui, le but de ces taxes élevées est de réduire la demande.

Certains ports ne perçoivent d'ailleurs pas de frais d'inscription comme à Genève, Montreux, Yverdon-les-Bains ou Neuchâtel.

Le surveillant des prix confrontera les communes pratiquant des tarifs au-dessus de la moyenne. Il émettra aussi probablement des recommandations.

(nxp/ats)