Suisse

12 avril 2019 15:45; Act: 12.04.2019 16:18 Print

Plainte partiellement admise contre blick.ch

Un particulier a porté plainte contre le site Internet du «Blick». Il estime que le caractère publicitaire d'un article n'était pas suffisamment clair.

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L'article en question portait sur l'appareil IQOS. un système de chauffage électrique du tabac. (Photo: Keystone)

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Le site blick.ch a insuffisamment désigné comme telle une publicité pour un produit alternatif à la cigarette. Le Conseil suisse de la presse a partiellement admis une plainte visant le portail d'informations en ligne.

Un médecin s'est formalisé d'un article paru en juillet 2018, intitulé «IQOS est-il moins nuisible qu'une cigarette?», indique le Conseil suisse de la presse dans un communiqué diffusé vendredi. Il estimait que la séparation entre partie rédactionnelle et publicitaire n'était pas visible dans l'article.

Au-dessus du titre, figurait une bannière noire, portant la mention «Blick, en collaboration avec IQOS». Sous l'article, une note de bas de page informait notamment le lecteur qu'il s'agissait d'un article payé. La mention «En collaboration avec...» signifie que les contenus sont rédigés à la demande du client et payés par lui, précisait aussi la note.

Dans le «teaser» renvoyant à l'article sur la page d'accueil de blick.ch, figurait en petits caractères le logo de la société et juste en dessous la mention «en collaboration avec IQOS». Il n'y avait en revanche aucune mention du fait qu'il s'agissait d'un article payé, relève le Conseil de la presse. Visuellement, le teaser ne se distinguait pas de ceux renvoyant à des articles journalistiques.

Atteinte partielle

Dans son avis, le Conseil de la presse conclut que blick.ch a porté atteinte à la directive 10.1 de la «Déclaration des devoirs et des droits des journalistes» - le code de déontologie des médias - en publiant ce teaser. La mention selon laquelle l'article est le fruit d'une collaboration ne suffit pas, car le lecteur moyen ne sait pas qu'une telle collaboration n'est rien d'autre que de la publicité, estime-t-il.

En revanche, blick.ch n'a pas violé la déclaration en publiant l'article où il était indiqué qu'il s'agissait d'un texte payé. D'une manière générale, le Conseil de la presse recommande de renoncer complétement aux termes «en collaboration avec» ou «contenu sponsorisé», qui dissimulent le caractère publicitaire de l'article.

Ces termes ne font que saper la confiance des lecteurs dans le journalisme, estime encore l'organe d'auto-contrôle des médias suisses. Les éditeurs devraient les remplacer par la désignation «publicité», qui évite tout malentendu.

(nxp/ats)