Suisse

20 octobre 2016 17:30; Act: 20.10.2016 18:19 Print

Plus rien à négocier sur la libre circulation avec l'UE

Les réactions de l'UE envers l'application «light» de l'initiative du 9 février sont moins dures estime Ueli Maurer.

storybild

Ueli Maurer minimise la frondede l'UE. (Photo: Keystone/ARchives)

Sur ce sujet
Une faute?

La Suisse n'aura plus rien à négocier avec Bruxelles en matière de libre circulation des personnes si elle applique l'initiative sur l'immigration de masse comme le propose le Conseil national. Les réactions critiques de l'UE à l'égard de la préférence indigène «light» se sont largement tues, a assuré jeudi le conseiller fédéral Ueli Maurer.

La solution du National résout le problème de manière interne, a expliqué le ministre UDC à un journaliste qui l'a interrogé lors d'une conférence de presse concernant les marchés financiers. En cas de forte immigration, le Conseil fédéral pourrait obliger les employeurs à communiquer les postes vacants aux offices régionaux de placement afin que la main d'oeuvre résidente soit informée d'abord.

Dans le cas où cette mesure ne suffirait pas à contenir l'immigration, d'autres mesures pourraient être prises, mais pas sans l'accord de l'UE si elles enfreignent l'accord sur la libre circulation. Elles devraient en effet obtenir l'aval du comité mixte réunissant la Suisse et l'UE.

Remous européens

Le projet n'en a pas moins suscité des remous côté européen. Les ambassadeurs de l'UE ont examiné la semaine dernière la préférence indigène sur la base d'un avis juridique d'experts. Pour clarifier certains points critiqués comme le fait que la Suisse puisse décider elle-même quelles mesures sont contraires à l'accord, une nouvelle réunion extraordinaire du comité mixte se tiendra la semaine prochaine.

Ueli Maurer a minimisé la fronde. «Quand on discute avec des représentants européens, on nous dit qu'on a trouvé une bonne solution.» Le Conseil des Etats doit encore se prononcer. Mais le ministre des finances pense que l'UE est contente de ne pas devoir discuter de libre circulation avec la Suisse car elle devra le faire avec la Grande-Bretagne et n'a pas besoin de parallélisme.

(nxp/ats)