Dérapage

12 octobre 2019 11:13; Act: 12.10.2019 11:13 Print

Pour son anniversaire, il se fait briser le nez

Un jeune homme avait décidé de passer son 31e anniversaire dans une boîte de nuit à Berne. Malheureusement pour lui, il a fini la soirée aux urgences après qu’un videur lui a fracturé le nez.

storybild

La soirée d'anniversaire de J.D ne s'est pas très bien terminée samedi. (Photo: lecteur reporter/DR)

Sur ce sujet
Une faute?

C’était samedi soir dernier, et J.D.* s’est rendu au Karma Club à Berne avec quelques-uns de ses amis. La soirée semblait bien se dérouler jusqu’à ce que le groupe décide de tout donner sur la piste de danse. Pas endiablés et même fessées amicales entre potes, un videur a cru à une bagarre. Il s’est donc dirigé vers le groupe de fêtards pour les calmer.

«Il est venu nous voir et a dit à mon copain d’arrêter de me frapper», explique le jeune trentenaire. Le groupe d’amis tente alors de discuter et surtout d’expliquer qu’il ne s’agissait que d’un jeu. Un second agent de sécurité s’est alors joint à eux et la situation s’est envenimée. «Ils ont attrapé mon collègue et l’ont traîné vers la sortie», raconte J.D.

«Je voulais juste lui parler»

L’homme suit le videur dans l’espoir d’arranger les choses. «Il s’est retourné et m’a frappé le visage avec son poing», rapporte-t-il. J.D. saigne abondamment du nez et ses amis décident alors d’appeler la police.

Dans la foulée, l’homme de 31 ans se rend aux urgences. Diagnostic: «fracture osseuse nasale ouverte et multiple», comme on peut le lire sur le rapport médical. J.D. se dit choqué par le comportement de l’employé de sécurité: «Il m’a blessé sans raison, je voulais juste lui parler.»

Employé viré

La police cantonale bernoise a confirmé une opération devant la boîte de nuit peu après 4 heures du matin. Comme il s’agit d’une affaire en cours, aucune information n’est actuellement communiquée par les autorités. La victime est en contact avec l’assistance aux victimes et envisage de déposer une plainte contre l’agent de sécurité.

L’entreprise de sécurité responsable, F13 Security à Berne, a commenté l’incident mercredi soir. Le directeur général confirme que les videurs sont intervenus sur la piste parce qu’ils pensaient qu’il s’agissait d’une dispute alors qu’il n’en était rien.

Mais d’après lui, l’un des agents avait demandé à J.D. et à son ami de s’abstenir d’un tel comportement. Après plusieurs insultes, les videurs ont prié le groupe de quitter le club.

«Malheureusement, cela a été suivi d’un coup au visage», a déclaré le patron du Karma Club. Quant à l’agresseur, il a été libéré de ses fonctions. «Il ne travaille plus pour nous. Nous ne tolérons aucune violence», explique le patron.

*Nom connu de la rédaction

(sul/vsm)