Forum social mondial Dakar

08 février 2011 09:16; Act: 08.02.2011 09:33 Print

Pour une journée nationale de la migration

Le syndicat Unia veut améliorer la situation des quelque 200'000 sans-papiers en Suisse.

storybild

Le Forum social mondial (FSM), contre-sommet du Forum économique mondial (WEF) de Davos, s'est ouvert dimanche à Dakar. (Photo: Keystone/AP)

Sur ce sujet
Une faute?

La société doit se rendre compte combien les migrants sont importants pour l'économie, ont dit lundi à Dakar des responsables du syndicat Unia.

«Si les migrants de Suisse arrêtaient de travailler une demi-heure, cela aurait des conséquences que tout le monde pourrait ressentir», a expliqué Guglielmo Bozzolini, membre d'Unia et spécialiste des questions migratoires, lors d'une table ronde au Forum social mondial (FSM) de Dakar. La population doit se rendre compte qu'ils ont des droits, selon lui.

Afin de sensibiliser les gens à cette question, Unia prévoit une journée d'actions nationale de la migration pour l'année 2012, a indiqué M. Bozzolini à l'ATS. Sous le slogan «Sans nous, rien ne va», des actions auront lieu dans toute la Suisse, dans le style de la journée de grève des femmes du 14 juin 1991.

Mais organiser une grève des sans-papiers en Suisse n'est pas une mince affaire, estime M. Bozzolini. Le conseiller socialiste jurassien Jean-Claude Rennwald abonde dans le même sens: «En Suisse, les gens ne sont pas habitués aux grèves, comme par exemple les Français».

Construire la solidarité

De plus, la solidarité de la population avec les migrants doit encore se développer, ajoute M. Bozzolini, faisant référence à l'initiative sur l'expulsion des criminels étrangers, acceptée par les Helvètes l'automne dernier. Les syndicalistes veulent être des acteurs de ce rapprochement: «Etrangers et Suisses se rencontrent au sein des syndicats», souligne le représentant d'Unia.

Lors de l'atelier de discussions sur le thème «Droits des migrants», organisé lundi pour le FSM par le syndicat helvétique, des sans-papiers d'origines africaines ont en outre livré leurs témoignages à une cinquantaine de participants d'Europe, d'Amérique du Sud et d'Afrique. Ils ont partagé leurs expériences migratoires concrètes vers l'Italie, la France et l'Allemagne.

(ats)