Suisse

22 novembre 2019 13:23; Act: 22.11.2019 16:39 Print

Prévenu en partie blanchi dans l'affaire Geri Müller

Acquitté de l'accusation de tentative de contrainte sur Geri Müller, Sacha Wigdorovits devra payer une amende pour possession illégale des photos de nu.

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Le conseiller en communication Sacha Wigdorovits a déclaré au Tribunal régional de Bienne n'avoir pas transmis les documents compromettants. (Photo d'illustration) (Photo: Keystone)

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Le conseiller en communication Sacha Wigdorovits a été partiellement blanchi dans l'affaire de la publication des selfies de nu de l'ancien maire de Baden (AG) Geri Müller. Le Tribunal régional Jura bernois-Seeland n'a pas retenu la tentative de contrainte. Mais il l'a reconnu coupable de possession d'enregistrement non autorisé.

Le juge a condamné vendredi le prévenu à une peine pécuniaire de 40 jours-amende à 560 francs avec sursis, soit un peu plus de 20'000 francs. L'avocat de la défense avait plaidé l'acquittement et le mandataire de Geri Müller un verdict de culpabilité.

L'affaire remonte à l'été 2014. L'hebdomadaire «Schweiz am Sonntag» avait révélé que l'ancien conseiller national vert s'était pris en photo nu dans son bureau de maire et avait envoyé les photos à une partenaire de «chat». Le politicien lui aurait demandé de les effacer, mais la jeune femme aurait menacé de les rendre publiques.

Cette trentenaire bernoise a été condamnée en 2016 à une peine pécuniaire avec sursis pour insulte, calomnie, falsification, enregistrement non autorisé de conversations et tentative de contrainte. Mais l'enquête pénale avait été étendue à d'autres acteurs. Il leur était reproché d'avoir utilisé le contenu du «chat».

Contenu compromettant

Pour le Ministère public, le conseiller en relations publiques Sacha Wigdorovits, qui a des idées opposées à celles de Geri Müller sur la question du Proche-Orient, aurait saisi le prétexte du contenu de ce «chat» pour amener l'élu vert à renoncer à ses mandats.

Lors de son audition mardi devant le juge du Tribunal régional Jura bernois-Seeland, l'accusé a expliqué qu'il n'avait jamais tenté d'influencer la jeune femme. Selon l'ancien rédacteur en chef de «Blick», c'est elle qui aurait cherché le contact auprès des journalistes, pas lui.

Sacha Wigdorovits avait précisé avoir reçu un sms de cette femme lui disant qu'il existait du matériel compromettant sur Geri Müller. Mais il a déclaré n'avoir pas transmis ces documents, ajoutant n'avoir aucun intérêt à ce que Geri Müller soit évincé de son poste.

(nxp/ats)