Tessin

22 juillet 2014 14:58; Act: 22.07.2014 15:58 Print

Privée d'apprentissage par manque de toilettes

Une adolescente devait débuter sa formation dans une carrosserie de Bellinzone. L'inspection du travail a mis son veto, car l'atelier n'est pas adapté.

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«Ma fille était sur le point d'être engagée, elle avait fait un stage qui s'était très bien passé. Puis, l'inspection du travail est intervenue et tout a capoté. Pour une histoire de toilettes...» s'émeut une mère tessinoise. Sa fille de 15 ans rêvait de faire son apprentissage dans une carrosserie, mais son vœu n'a pas pu se réaliser. La raison: l'entreprise qui souhaitait l'engager ne dispose que d'un WC.

«Le monde des métiers manuels est un monde d'hommes. Il est très difficile pour une fille de s'y faire une place. Pourtant, quelqu'un était prêt à faire un effort... Je pense qu'on aurait pu trouver un compromis. Les WC auraient pu être fermés à clé», poursuit-elle.

Dans le code du travail, la norme à ce sujet est très claire: les entreprises employant moins de 10 personnes doivent être équipées d'un cabinet et d'un urinoir pour les hommes et d'un WC pour les femmes. Plus le nombre de travailleurs croit, plus le nombre de lieux d'aisance doit lui aussi augmenter. Mais des exceptions existent: dans les entreprises de moins de cinq employés, comme les petits commerces, un seul lieu d'aisance est toléré. L'inspection du travail a donc, dans ce cas, appliqué la loi à la lettre.

Reste que l'adolescente est toujours à la recherche d'un travail. Elle garde bon espoir de le trouver dans la branche qu'elle convoite.

(dmz)