Léman

04 février 2015 22:57; Act: 05.02.2015 06:59 Print

Privés de leurs bateaux, les frontaliers font grise mine

par Caroline Gebhard - Les pendulaires de la CGN sont en rade depuis mercredi. Certains aimeraient prendre le train avec leur abo du lac.

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Les navires assurant la traversée du Léman transportent quelque 2000 passagers par jour. (Photo: Keystone)

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«Je me suis levé une heure plus tôt pour prendre un bus jusqu’à Genève, puis le train jusqu’à Lausanne.» Comme tous les frontaliers usagers de la CGN, Olivier Simon, vice-président de l’association des Pendulaires du Léman, a dû recourir au système D pour aller travailler mercredi.

La bise a entraîné la suppression des courses de la CGN. La situation va se répéter jeudi et pourrait perdurer vendredi (lire encadré). «Il y a beaucoup de solidarité, note Christiane, qui vit près d’Evian et bosse à Lausanne. Cette fois, on a été avertis mardi, donc on a pu s’organiser.» L’an dernier à la même période, les pendulaires avaient appris qu’ils ne pourraient pas rentrer alors qu’ils étaient déjà sur sol suisse.

Si l’anticipation est de mise cette fois-ci, Olivier Simon déplore l’absence de toute compensation pour les usagers en rade: «Il faut payer de notre poche les transports de substitution, pour autant qu’on en trouve. Pour certains, les frais se montent à 50 fr. par jour.» Dans ses conditions générales, la CGN précise en effet que les abonnés n’ont droit à rien en cas d’annulation des courses pour cause de météo défavorable.

Pour les Pendulaires du Léman, un moindre mal serait de pouvoir faire valoir le titre de transport de la CGN sur les lignes CFF et SNCF si la navigation s’avère impossible. «Des discussions sont en cours avec les CFF», indique Corinne Bersier, porte-parole de la CGN. Elle souligne le défi de concilier les intérêts de deux entreprises distinctes: «C’est comme si on demandait à pouvoir voyager en avion en cas de suppression du TGV», image-
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