Transports publics zurichois

20 mai 2011 06:43; Act: 20.05.2011 12:46 Print

Quatre lignes de tram bloquées par une grève

Le personnel conducteur des transports publics de la ville de Zurich (VBZ) ont bloqué quatre lignes de tram et un dépôt de ces véhicules vendredi.

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Les conducteurs sont en conflit avec la ville de Zurich. (Photo: 20min)

Une faute?

Une partie des usagers des transports publics de Zurich (VBZ) ont dû prendre leur mal en patience vendredi matin. Quatre lignes de tram ont été paralysées des aurores jusqu'à 09h00 par un débrayage d'employés des VBZ mécontents de leurs conditions de travail.

A l'appel du Syndicat des services publics (SSP), une cinquantaine de personnes ont bloqué les rames des lignes 5, 6, 7 et 9 à la sortie du dépôt d'Irchel. Deux d'entre elles passent par la gare centrale.

Un service de bus et de trams supplémentaires provenant d'autres dépôts a été mis en place durant le débrayage. Les autres trams ont circulé normalement. L'action s'est terminée peu après 09h00, indique à l'ATS un porte-parole des VBZ.

Identité des «bloqueurs»

Le trafic a ensuite repris peu à peu sur les lignes touchées. Plus aucun retard lié au débrayage n'était signalé à partir de 10h00.

Selon les VBZ, les personnes qui ont bloqué le dépôt d'Irchel ne sont pas des employés. «Tous nos collaborateurs sont arrivés à l'heure et se sont mis au travail», estime le porte-parole. «Nous avons les preuves que c'est faux», rétorque Duri Beer, secrétaire syndical au SSP.

Pas d'incident

Ce débrayage «ponctuel» s'est déroulé de manière pacifique et sans incident, selon le syndicat. Jeudi, le SSP avait annoncé l'action de protestation sans en préciser la nature mais en appelant les pendulaires venant travailler à Zurich à prendre leur train une heure plus tôt.

Il a informé du détail du débrayage vendredi dès 04h00 sur son site Internet. A travers cette action, le SSP a voulu «faire bouger les négociations» avec les VBZ et l'exécutif de la ville, a expliqué Duri Beer. Les autorités n'ont pas réagi pour l'instant. S'il en reste ainsi, des actions de protestation de plus grande ampleur sont possibles dès mercredi prochain en principe, a menacé M. Beer.

30 minutes de pause et CCT

Les conducteurs des VBZ sont en conflit avec la municipalité au sujet de leurs conditions de travail. Le SSP avait quitté il y a dix jours la table des négociations, auxquelles participent aussi les syndicats transfair et Syna.

Il avait aussitôt annoncé des mesures de lutte et adressé aux autorités un ultimatum jusqu'à jeudi pour la signature d'un accord. Le SSP exige une pause journalière payée de 30 minutes pour tous les conducteurs ainsi que la création d'une convention collective de travail (CCT) valable dans tout le canton.

Solution globale privilégiée

La municipalité est ouverte à cette revendication, a-t-elle répété jeudi. Mais elle estime que l'ensemble des entreprises de transports du canton doivent participer aux discussions.

La municipalité appelle le SSP à rejoindre la médiation. «Des discussions constructives entre les VBZ et les syndicats transfair et Syna ont déjà permis de trouver des solutions solides», par exemple dans l'organisation individuelle des plans de travail, insistait-elle jeudi. Mais les discussions sur une CCT et des pauses plus longues n'ont pas encore percé.

(ats)