Saint-Gall

19 juillet 2018 19:20; Act: 19.07.2018 19:20 Print

Remis à l'ordre, un cycliste tabasse un piéton

Lundi, un lecteur alémanique a été brutalement attaqué sur un chemin pédestre de Saint-Gall. Il a déposé plainte à la police.

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La scène est digne d'un film d'action hollywoodien. Mais les faits rapportés jeudi par «20 Minuten» se sont produits bien loin des projecteurs: à Saint-Gall, dans la région des Drei Weieren. «Je faisais une petite balade à pied, lundi en début de soirée, quand un homme sur un vélo électrique est arrivé en face», raconte un lecteur à nos confrères.

Après avoir été bousculé par le cycliste, il lui a fait comprendre que les vélos n'avaient pas le droit de circuler à cet endroit. C'est à ce moment-là que la situation aurait dégénéré. «Il s'est approché de moi et m'a donné plusieurs coups de poings. Ensuite, il m'a donné des coups de pied et m'a poussé dans une petite pente.»

«J'ai crié»

Une témoin a assisté à la scène surréaliste. Contactée, elle confirme: «J'étais en train de rentrer à la maison quand j'ai entendu un homme crier.» Et d'ajouter: «Je suis allée voir et j'ai vu un cycliste en train de donner des coups de pied à un piéton déjà à terre. J'ai crié, mais il a continué à le frapper.» La sexagénaire, toujours sous le choc, ajoute que le cogneur a fini par s'en aller.

Après l'agression, la victime de 57 ans a été emmenée à l'hôpital avec diverses contusions, une arcade sourcilière éclatée et des lèvres gonflées. Le quinquagénaire a par ailleurs été grièvement blessé au coude. Les médecins ignorent encore s'il doit se faire opérer ou non. Mercredi, le piéton a porté plainte contre inconnu.

Contrôles réguliers

A en croire le quinquagénaire, la situation aux Drei Weieren serait régulièrement très tendue à cause des cyclistes, qui ne respectent pas l’interdiction de circuler. «Souvent, ils roulent trop vite et bousculent les piétons.»

La police saint-galloise explique connaître le problème. «Nous savons que de nombreux cyclistes ne respectent pas l'interdiction de circuler», confirme le porte-parole des forces de l'ordre municipales, Dionys Widmer. «Nous effectuons régulièrement des contrôles, mais ne pouvons pas être présents 24 heures sur 24».

(lad/ofu)