Midterms

07 novembre 2018 13:41; Act: 07.11.2018 16:23 Print

Satisfaction mesurée chez les démocrates de Suisse

Les élections de mi-mandat aux Etats-Unis ont laissé un goût mi-figue mi-raisin pour la représentante des démocrates en Suisse. Les républicains confessent une «déconvenue».

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Kathryn Edson, interrogé par nos confrères de nau.ch (Photo: Capture d'écran.)

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La représentante des démocrates de Suisse s'est dite mercredi «très contente» que son parti ait repris la majorité à la Chambre des représentants, mais déçue des résultats au Sénat. Côté républicain, James Foley confesse une «petite déconvenue». «Mais ça aurait pu être bien pire», a-t-il ajouté.

Interrogée par Keystone-ATS, Kathryn Edson, présidente des démocrates en Suisse, a salué l'élection de «plus de cent femmes» à la Chambre des représentants, une première.

La majorité à la chambre basse permettra de «sauver l'Obamacare», la réforme de l'assurance maladie votée sous la présidence de Barack Obama, et de défendre des thèmes importants pour les démocrates, comme la sécurité sociale, l'environnement, etc., pense-t-elle.

«Stopper les pires initiatives de Trump»

Peter Butterfield, ex-vice-président des démocrates de Suisse, toujours «très actif» dans le mouvement, se borne lui à espérer que «les pires initiatives de Donald Trump» puissent à l'avenir être stoppées, après deux premières années «pleines de mauvaises choses pour le pays».

M. Butterfield cite notamment la réforme fiscale, «qui a plongé les Etats-Unis encore plus profondément dans la dette». Mais pour lui, il est peu probable que le Congrès accouche de «grandes réussites» avec un Sénat en mains républicaines.

M. Butterfield est toutefois optimiste pour la présidentielle de 2020: «Donald Trump n'a le soutien solide que de 30 à 34% du pays», affirme-t-il.

«Les démocrates vont tirer sur le frein»

James Foley, responsable pour la communication des républicains de l'étranger en Suisse, est pour sa part «un peu déçu» que sa formation n'ait pas conservé la majorité dans les deux chambres.

«Les démocrates ont dépensé deux fois plus d'argent que les républicains pour ces élections», mais les résultats sont quand même une déconvenue pour eux, a-t-il toutefois ajouté. Et cela, alors que «la presse, avec ses 'fake news' (infos bidon)», était aussi de leur côté, selon lui.

Maintenant, les démocrates «vont tirer le frein à main» et refuser toute coopération avec les républicains, pense-t-il, avec une mention spéciale pour Nancy Pelosi, cheffe du groupe démocrate à la Chambre, «une folle». Sauf si Donald Trump trouve quelques démocrates prêts à collaborer avec lui «pour le bien du pays».

S'ils persistent dans le blocage, le président aura beau jeu de les accuser d'obstruction lors de la campagne pour sa réélection en 2020, ajoute-t-il.

A titre personnel, M. Foley espère de la deuxième partie du mandat de Donald Trump la suppression de l'obligation pour les Américains établis à l'étranger de payer des impôts aux Etats-Unis. Une spécificité partagée seulement avec l'Erythrée, soit «un pays de merde», a déclaré le républicain, reprenant l'expression de Donald Trump.

(nxp/ats)