Évasion fiscale

20 février 2019 09:17; Act: 20.02.2019 10:25 Print

Scandale Gucci: quel impact pour Neuchâtel?

Après le Tessin, la fiscalité du groupe propriétaire de Gucci est discutée à Neuchâtel. Une députée s'interroge sur les conséquences pour le canton.

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Selon le conseiller d'Etat Laurent Kurth (PS), le canton de Neuchâtel n'est «pas touché» par l'affaire d'évasion fiscale du groupe Kering, propriétaire de Gucci. (Photo: Keystone/Jean-Christophe Bott)

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Sujette depuis plusieurs mois à de nombreuses discussions en Suisse italienne, l'évasion fiscale de 1,4 milliard d'euros du groupe Kering, propriétaire de Gucci, est aussi abordée à Neuchâtel. La députée de Solidarités, Zoé Bachmann, se demande si le canton de Neuchâtel est concerné par ce scandale.

«Pas touché par cette affaire»

«Neuchâtel n'est pas touché» par cette affaire, a déclaré mercredi le conseiller d'Etat Laurent Kurth. Gucci n'a plus qu'une succursale dans le canton - à Cortaillod (NE) - qui s'occupe de l'activité horlogère. Celle-ci est la filiale de la société sous enquête et dont le siège est au Tessin.

Entre 2010 et 2016, Gucci aurait choisi de payer les impôts sur les bénéfices, générés par des ventes en Italie, en Suisse afin de profiter d'un régime fiscal plus avantageux.

Au Tessin, l'affaire continue

L'affaire d'évasion fiscale de Gucci fait des remous au Tessin où la société est présente avec son centre de distribution Luxury Goods. Le parlement cantonal devrait répondre ce mercredi également à une interpellation du député Matteo Pronzini, qui demande des explications au gouvernement.

Tous les éléments sont réunis pour que l'Administration fédérale des contributions ouvre une enquête sur la manière dont l'ex-CEO du groupe Gucci Patrizio Di Marco a pu bénéficier d'un permis d'établissement et d'un forfait fiscal à Paradiso (commune voisine de Lugano) de 2010 à 2014 alors qu'il résidait effectivement en Italie, estime le député membre du Mouvement pour le socialisme (MPS).

(nxp/ats)