Avion Solaire

14 juin 2011 06:30; Act: 14.06.2011 13:12 Print

Solar Impulse survole la Champagne

Solar Impulse a décollé, une deuxième fois de Bruxelles à 5h10, mardi matin, pour tenter de rallier Paris, après l'échec d'une première tentative samedi.

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Solar Impulse a pu décoller de Bruxelles à 05h10 mardi matin en direction de Paris.

Vers 11h30 mardi, Solar Impulse survolait les environs d'Epernay, au sud de Reims, dans le nord de la France. Parti de Bruxelles à 05h10, l'avion solaire devrait atterrir au Bourget, à Paris, vers 21h30 mardi soir, après avoir effectué quelques tours et détours.

Selon le site www.solarimpulse.com, l'appareil volait en fin de matinée dans la région d'Epernay, dans le département de la Marne, à 30 km au sud de Reims, qu'il a survolé vers 11h00, et à 140 km au nord-est de Paris. Son altitude était d'un peu plus de 3800 mètres, et sa vitesse oscillait entre 50 et 60 km/h.

Le vol dure normalement environ six heures, la distance à vol d'oiseau étant d'environ 300 km. Mais comme Solar Impulse n'a pas l'autorisation de se poser avant 21h00 au Bourget, pour des raisons de trafic, il durera plus de quinze heures, a indiqué à l'ATS Stéphanie Fellay, de l'équipe de communication. L'avion sera donc obligé d'effectuer des «ronds dans l'air» afin de passer le temps.

L'opération s'annonçait difficile, entre deux fronts de mauvais temps, avait indiqué l'équipe de Solar Impulse lundi soir dans un communiqué. L'équipe de mission assiste le pilote, André Borschberg, depuis le centre de contrôle de Payerne (VD).

Mardi matin, comme la météo n'a pas permis de sortir l'avion de son hangar pour recharger les batteries avec le soleil, décision a été prise de les recharger exceptionnellement avec du courant conventionnel, a indiqué l'équipe de Solar Impulse dans un communiqué.

Pas de demande d'homologation

Le vol ne pouvant être qualifié de «solaire», aucune demande d'homologation de record ne sera donc déposée. Le prototype a ainsi décollé avec des batteries pleines, afin de ne pas être pénalisé, comme il l'a été samedi dernier lors d'une première tentative, par une couverture nuageuse et des vents contraires.

Ces conditions météorologiques ont contraint l'engin à rebrousser chemin et retourner à Bruxelles après trois heures de vol.

L'avion zéro carburant avec son poids léger de 1600 kg avait réalisé son premier vol hors de Suisse le 13 mai entre Payerne et la capitale belge. Il avait mis treize heures pour effectuer le trajet, atteignant jusqu'à 3600 mètres d'altitude, avec des pointes à 70 km/ h.

(ats)