Financement des partis

02 février 2011 16:44; Act: 02.02.2011 16:47 Print

Sommaruga demande une expertise

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga veut une expertise pour savoir comment créer davantage de transparence dans le financement des partis.

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Simonetta Sommaruga a demandé à ses services d'analyser la pratique dans d'autres pays. (Photo: Keystone)

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Le porte-parole du Département fédéral de justice et police (DFJP) Guido Balmer a confirmé mercredi un article en ce sens paru dans le «Tages-Anzeiger» et le «Bund». La ministre de la justice a constaté que des campagnes de votation ou électorales ont été menées avec beaucoup d'investissements, a-t-il expliqué. Les gens veulent savoir d'où vient cet argent.

«Afin que la population puisse se forger une opinion, elle devrait savoir quels groupes d'intérêt se tiennent derrière les différentes causes», a-t-il poursuivi. C'est pourquoi Mme Sommaruga entend savoir comment d'autres Etats gèrent cette demande de transparence. Le porte-parole n'a pas souhaité préciser quels pays seront comparés.

Suisse évaluée

Selon le DFJP, la question du financement des partis sera intégrée dans la prochaine évaluation de la Suisse par la commission européenne GRECO. Celle-ci examine la lutte contre la corruption dans les pays membres. Dans son dernier rapport, en juin 2010, cette commission a certifié à la Suisse qu'elle a suivi de manière satisfaisante pratiquement toutes les recommandations.

En Suisse, le montant des dons aux partis ne doit être publié que dans les cantons de Genève et du Tessin. Au yeux de l'organisation Transparency International, le système helvétique favorise l'abus de ces fonds et la corruption.

Fin janvier, les auteurs du «baromètre démocratique» déploraient également un manque de transparence dans le financement des partis. Enfin, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a également recommandé à la Suisse davantage de clarté à ce sujet.

(ats)