Maladies vénériennes

24 mars 2011 17:30; Act: 24.03.2011 17:35 Print

Spots de prévention trop osés pour la TSR

Les spots de prévention sur les maladies vénériennes sont trop osés pour la Télévision suisse romande (TSR).

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La TSR repousse en fin de soirée certains clips de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) afin de ne pas choquer les téléspectateurs, notamment les plus âgés.

La Radio télévision suisse (RTS) a décidé de répartir les quatre spots de l'OFSP sur la soirée afin de s'adapter au public de chaque tranche horaire, a indiqué jeudi à l'ATS Barbara Stutz, cheffe de presse à la RTS. La mesure est effective depuis mercredi, premier jour de diffusion des messages dont le slogan est «consulter un médecin quand ça brûle ou ça gratte».

Les images en question montrent des personnes prises d'un irrépressible besoin de se gratter l'entre-jambe alors qu'elles se trouvent dans des lieux publics ou dans des situations délicates. Ainsi, on peut voir une jeune femme céder aux démangeaisons pendant un cours de yoga. Dans un autre clip, c'est un ouvrier qui se gratte alors qu'il conduit un engin de chantier.

Télévision alémanique

Trois spots sur quatre ne sont pas diffusés aux heures de grande écoute. Deux d'entre eux ne sont visibles qu'à partir de 22h00. Celui qui est jugé le plus osé est lui cantonné à la case de 23h00, indique Barbara Stutz. On y voit une professeure de biologie se gratter devant un amphithéâtre bondé grâce à la main d'un squelette.

De son côté, la télévision publique alémanique (SF) a également repoussé les spots, a indiqué jeudi à l'ATS une porte-parole, confirmant une information de «20 Minuten». La télévision suisse italienne a elle décidé de ne diffuser les spots qu'après 22h30, «afin notamment de ne pas choquer les enfants», a indiqué Stefano Franchini, responsable de la communication extérieure.

OFSP déçu

L'OFSP se dit «déçu» de voir des chaînes de service public repousser les spots à des heures tardives. «Nous ne comprenons pas vraiment cette décision», déplore son porte-parole Jean-Louis Zurcher. «Le but n'est pas de choquer», mais simplement de faire passer un message de santé publique.

(ats)