Tessin

14 juillet 2018 11:51; Act: 15.07.2018 07:28 Print

Stagiaire abusée: «Il a mis sa main sous ma jupe»

Un coiffeur de la région de Lugano (TI) a été arrêté fin juin. Il est accusé de contraintes sexuelles et d'actes d'ordre sexuel avec des personnes incapables de discernement ou de résistance.

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La victime présumée effectuait un stage au salon de l'accusé. (Photo: Keystone)

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La justice tessinoise a ouvert une enquête pénale à l'encontre d'un quinquagénaire, domicilié dans la région de Mendrisio et propriétaire d'un salon de coiffure près de Lugano. Dans un communiqué publié la semaine dernière, le Ministère public explique que l'homme de nationalité italienne est accusé de contraintes sexuelles et d'actes d'ordre sexuel avec des personnes incapables de discernement ou de résistance. Il a été arrêté le 21 juin dernier.

Selon des recherches de Tio.ch/20 minuti, l'homme aurait agressé au moins trois femmes. L'une d'entre elles s'est confiée ce vendredi à nos collègues tessinois. C'est son témoignage qui a mené à l'arrestation du quinquagénaire.

«Je tremblais, mais il s'en foutait»

La jeune femme de 23 ans explique avoir été abusée sexuellement, le 19 juin dernier, lors de son premier jour de stage. «Après quelques heures de travail, il m'a embrassée et a mis sa main sous ma jupe.» La stagiaire se souvient avoir été totalement paralysée par la peur, notamment parce qu'elle a déjà subi des violences de nature sexuelle étant petite. «Dans la matinée, il m'a dit de le suivre dans une petite pièce à côté. Il a fermé la porte et a immédiatement commencé à m'embrasser et à me dire que je lui plaisais. Ensuite, il m'a pénétrée avec ses doigts. J'aurais voulu crier, mais j'étais totalement bloquée.» Et d'ajouter: «Je tremblais, mais il s'en foutait.»

Salon fermé «pendant les vacances»

Après l'agression, les deux sont retournés dans le salon comme si rien ne s'était passé. La jeune femme se rappelle avoir eu envie de pleurer. Et malgré la présence d'autres employées ce jour-là, la Tessinoise n'est pas parvenue à leur avouer ce qui venait de se produire. Elle a par ailleurs attendu la pause de midi pour rentrer chez elle. «Je ne suis plus retournée travailler ce jour-là. J'ai tout raconté à mon copain et à mon père. C'est eux qui m'ont poussée à porter plainte contre lui.»

Après avoir été arrêté et interrogé, le coiffeur a été relâché. Son salon est actuellement fermé «pendant les vacances». L'enquête se poursuit.

(ofu)