CFF

19 juin 2011 09:28; Act: 19.06.2011 09:40 Print

Stop aux mécanos et contrôleurs trop gras

L’ex-régie fédérale n’engage plus de personnel dont l’indice de masse corporelle (IMC) dépasse 35. Les syndicats réagissent assez mal.

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Une directive de l'Office fédéral des transports, datant de l'an dernier, stipule que l'IMC des mécaniciens de locomotive ne doit pas dépasser 35. (Photo: Keystone)

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«Les candidats mécaniciens pour les locomotives de ligne, le personnel de triage ainsi que les contrôleurs doivent dorénavant avoir un IMC de moins de 35», confirme Daniele Pallecchi, porte-parole des CFF, cité dans «Der Sonntag». Selon Andreas Windlinger, du service de presse de l’Office fédéral des transports (OFT), cette directive est entrée en vigueur le 1er avril 2010. Pour justifier cette décision, l’OFT invoque des raisons de sécurité: «Un IMC de plus de 35 points constitue une des 17 raisons médicales pour refuser un candidat. Il est souvent cause de somnolence». Cette mesure ne s’applique qu’aux demandeurs d'emploi. 2563 mécaniciens, 2051 contrôleurs et 1568 personnes affectées au triage des compositions ferroviaires subissent régulièrement des tests de santé.

Pour le popiste vaudois Josef Zisyadis, cette mesure est disciminatoire: «Il est particulièrement grave que ce soit un service de la Confédération qui s’adonne à de telles pratiques. Cela ressemble bien à une société dans laquelle les personne souffrant de surpoids ne trouveront plus de boulot». Giorgio Tuti, du syndicat du personnel des transports, est plus nuancé: «Il faudra bien respecter la directive de l’OFT, mais je crains que cette mesure augmente la pression sur le personnel déjà engagé », constate-t-il. Duri Beer du syndicat des services publics (SSP) critique ouvertement cette mesure «rigide»: «Les personnes souffrant de surpoids sont discriminées lors de la sélection professionnelle. En imposant cette norme, l’employeur s’ingère dans la vie privée des gens ce qui peut créer une pression supplémentaire pour ceux-ci».

(rga)