Parc de Berne

17 février 2011 10:22; Act: 17.02.2011 10:56 Print

Tempête dans un verre d’eau chez les ours

Parce qu’ils mesurent dix centimètres de trop, les panneaux du parc aux ours devront être démontés, conséquence de bisbilles entre services municipaux.

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Henri-Charles Reuchat, conseiller municipal de la ville de Berne, dénonce un «nombrilisme futile» de l'administration communale. (Photo: Berner Zeitung/Urs Baumann)

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Les douze panneaux d’information déployés autour du nouveau parc aux ours de la ville de Berne abordent des sujets d’intérêt général sur le mode de vie et les habitudes des plantigrades. Ils remplissent ce faisant une fonction pédagogique parfaitement louable et reconnu par tout le monde.

Les monuments et sites font pression

Seulement voilà. Selon certains bureaux de l’administration communale, les panneaux dépasseraient de dix centimètres le cadre légal prescrit et heurteraient le sens esthétique des protecteurs des monuments et sites. Pour Stefan Dellenbach, chef des constructions de la Ville, cité dans la «Berner Zeitung», c’est l’inspectorat des constructions bernois qui aurait imposé cette décision à son service. Ce dernier confirme pour sa part implicitement qu’il a agi sur pression de la protection des monuments et sites.

«Nombrilisme futile»

Toute cette agitation excède Henri-Charles Beuchat, conseiller municipal PDC, au plus haut point: «Il est totalement absurde que les fonctionnaires d’une même commune s’adonnent à des exercices de nombrilisme aussi futiles. C’est inadmissible». Il déposera une motion à ce sujet, jeudi soir, au Conseil communal. Stefan Dellenbach ne s’exprime pas de façon aussi véhémente que l’homme politique, mais il continue à penser que «les panneaux actuels sont parfaitement en ordre».

(rga)